Bruxelles, 20/03/2015 (Agence Europe) - La European Respiratory Society (ERS) demande aux institutions européennes de se mobiliser en faveur du traitement des maladies respiratoires rares.
L'Union européenne a un rôle à jouer pour éliminer les disparités entre les différents systèmes de santé nationaux qui créent des discriminations entre des patients, limitant leur accès aux traitements, souligne ERS dans un communiqué publié jeudi 19 mars.
Alors que la fibrose kystique, une maladie respiratoire rare, est en augmentation, l'ERS « appelle le commissaire européen à la Santé et à la Sécurité alimentaire, le Dr. Andriukaitis, et ses services à constater ces augmentations et développer davantage les réseaux de référence européens qui se consacrent aux maladies respiratoires rares et donc de maximiser la capacité de l'UE à traiter les maladies rares », a commenté Jean-Paul Sculier, le secrétaire général pour les affaires européennes de l'ERS.
Entre un et deux millions de personnes souffrent d'une maladie respiratoire rare dans l'UE, indique une étude publiée par le European Respiratory Journal. Si les avancées dans la recherche médicale pour soigner ces maladies sont réelles, elles provoquent aussi des défis avec l'augmentation du nombre des patients adultes souffrant de fibrose kystique d'ici 2025. La recherche a permis en effet de mettre au point des traitements augmentant l'espérance de vie des jeunes patients qui peuvent désormais atteindre la quarantaine. Actuellement, les centres de traitement consacrés à cette maladie se concentrent essentiellement sur les soins pédiatriques destinés aux jeunes patients mais il n'en n'existe pas encore pour soigner les adultes. L'augmentation de la population de patients adultes crée donc de nouveaux besoins que l'UE devra gérer, souligne l'ERS. (Isabelle Lamberty)