Bruxelles, 01/08/2014 (Agence Europe) - En dépit de la fin de non-recevoir reçue de l'UE sur la demande de renégociation de l'accord de libre circulation, la Suisse veut continuer à discuter d'immigration avec l'UE, a dit le président de la Confédération Didier Burkhalter, rapporte l'AFP. La lettre de Mme Ashton envoyée au gouvernement suisse vendredi 25 juillet rejette la demande de Berne de renégocier l'accord de 2002, demande formulée dans la foulée de la votation populaire du 9 février demandant la réintroduction de quotas de travailleurs étrangers en 2017 mais évoque la possibilité de discuter des modalités de libre circulation.
Interrogé par la télévision suisse romande à l'occasion de la Fête nationale du 1er août, M. Burkhalter a déclaré que la lettre envoyée par Mme Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, « dit qu'on ne peut pas négocier le principe de la libre circulation », mais que l'on peut discuter de « ses modalités ». « Alors dans ce cas, nous allons discuter des modalités », a déclaré le président suisse. M. Burkhalter a encore indiqué que les deux parties, Suisse et UE, avaient intérêt à trouver une solution. « Nous sommes le 2ème investisseur dans l'UE, la Suisse est un îlot de stabilité, nous sommes une puissance économique et financière », a-t-il ajouté.
Le président suisse a aussi confirmé que les Suisses seraient amenés à voter une nouvelle fois sur l'UE fin 2016 ou début 2017, les Suisses devant dire quel type de relations bilatérales ils veulent avoir avec l'UE. Ce vote est perçu aussi comme une façon de se prononcer à nouveau sur la limitation de l'immigration, en infléchissant peut-être la tendance du premier vote. (SP)