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Bulletin Quotidien Europe N° 11115
Sommaire Publication complète Par article 16 / 25
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) alimentation

Report des propositions sur le retour des farines animales

Bruxelles, 04/07/2014 (Agence Europe) - Réduire le gaspillage alimentaire de 30% d'ici à 2025. Tel est l'un des objectifs fixés par la Commission européenne dans son paquet de mesures sur l'économie circulaire. Cependant, la publication de la communication sur l'alimentation durable, qui prévoit notamment la réintroduction des farines animales pour nourrir volailles et porcs, a été reportée de quelques semaines, en raison de problèmes d'ordre juridique (EUROPE 11110).

La Commission européenne a présenté, mercredi 2 juillet, un paquet de propositions sur l'économie circulaire qui prévoit notamment de réduire de 30% le gaspillage alimentaire d'ici à 2025 (EUROPE 11113). Une communication spécifique sur l'alimentation durable devait faire partie de ce paquet, mais sa publication a été repoussée de quelques semaines. Dans ce document, la Commission devrait proposer la réintroduction progressive des protéines animales transformées (farines animales) pour l'alimentation des non-ruminants (porcs, volailles). Dans son projet, la Commission se dit ouverte à l'idée d'une « meilleure utilisation des animaux et de leurs sous-produits dans l'alimentation animale et humaine », précisant que des mesures de contrôle appropriées doivent être mises en place tout au long de la chaîne de production afin d'éviter la consommation intra-espèces (cannibalisme). Le service juridique de la Commission européenne aurait émis des réserves sur les chiffres, difficiles à établir, concernant le gaspillage alimentaire.

De manière générale, les propositions sur l'économie circulaire prévoient de recycler 70% des déchets municipaux et 80% des déchets d'emballages d'ici à 2030 et d'interdire la mise en décharge des déchets recyclables à compter de 2025 (objectifs non contraignants). Dans ce contexte, la Commission examine également la mise en place d'un cadre politique pour le phosphore, après la consultation publique lancée l'an dernier sur le sujet. Les mesures envisagées sont: le soutien à l'innovation, l'amélioration des conditions de marché et l'intégration de son utilisation durable dans la législation de l'UE sur les engrais, l'agriculture, l'eau et les déchets. L'objectif est double, à savoir: réduire l'impact du phosphore sur l'environnement et améliorer la sécurité des approvisionnements. (LC)

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