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Bulletin Quotidien Europe N° 11115
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) eurogroupe

Feu vert au versement d'une tranche d'aide à Athènes

Bruxelles, 04/07/2014 (Agence Europe) - L'Eurogroupe approuvera vraisemblablement, lundi 7 juillet, le versement d'une tranche d'aide d'1 milliard d'euros en faveur de la Grèce.

Vendredi 4 juillet, la conférence téléphonique entre les experts nationaux du Conseil de l'UE a permis aux pays de la zone euro de constater les progrès dans la mise en oeuvre des six 'jalons spécifiques' qui auraient dû être appliqués depuis mai et conditionnent le versement d'une tranche d'un milliard d'euros. Selon un haut fonctionnaire européen, le décaissement de cette tranche devrait être approuvé lundi lors de l'Eurogroupe. Le versement devrait alors avoir lieu un peu plus tard la semaine prochaine.

Sur la seconde série de six jalons spécifiques, dont la mise en oeuvre débloquera une autre tranche d'un milliard, « les autorités grecques y travaillent », a noté ce haut fonctionnaire, espérant que ces mesures seront entérinées d'ici à fin juillet. Quand cette seconde tranche sera-t-elle versée ? « Cela dépendra de la concrétisation de ces jalons », a indiqué le diplomate.

Une mission technique de la 'troïka' (Commission, BCE, FMI) devrait avoir lieu dès la mi-juillet à Athènes pour préparer le travail de la mission formelle, dont le coup d'envoi devrait en principe être donné en septembre. Une des questions clés de cette 5ème mission de suivi sera la réduction du fardeau de la dette grecque. Pour activer l'engagement de l'eurozone pris en novembre 2012, trois conditions doivent être réunies, a rappelé le président de l'Eurogroupe, fin juin (EUROPE 11105). Un excédent budgétaire primaire doit être dégagé: c'est chose faite. La Grèce doit atteindre ses objectifs budgétaires et de réformes inscrits dans le plan de sauvetage. Troisièmement, la réduction de la dette publique doit s'avérer nécessaire.

Pacte de stabilité et de croissance. Ne figure officiellement pas à l'ordre du jour de l'Eurogroupe le thème de la flexibilité du Pacte de stabilité et de croissance, qui fait l'objet d'une véritable partie de ping-pong entre l'Italie et l'Allemagne depuis que Rome a entamé sa présidence semestrielle du Conseil de l'UE (EUROPE 11113). « Il n'y aura pas de discussion sur le Pacte de stabilité et de croissance », a prévenu ce haut fonctionnaire. Selon lui, le sujet reviendra officiellement sur le tapis plus tard à l'automne. Notamment, à deux occasions: lorsque les États membres transmettront à la Commission, avant mi-octobre, leur projet de budget 2015 censé intégrer les recommandations de politique socio-économique que le Conseil européen leur a adressées et, en décembre, à l'occasion de l'évaluation, sur la base d'un document de la Commission européenne, de la mise en oeuvre des paquets législatifs '2 pack' et '6 pack' ayant renforcé la discipline budgétaire.

Réagissant à la fièvre des mots (voir autre nouvelle), ce haut fonctionnaire a estimé que les positions entre, d'un côté, les partisans d'une application stricte des règles budgétaires européennes et, de l'autre, les promoteurs d'une application équilibrée des règles afin de stimuler la reprise économique étaient « plus consensuelles que ce que les gens veulent bien croire ».

Les ministres de la zone euro entameront, lundi, un travail détaillé sur les recommandations de politique socio-économique adressées spécifiquement à l'eurozone (EUROPE 11092). Ils se pencheront sur la question de la taxation du travail, et plus précisément sur la manière de réduire le fardeau fiscal pesant sur le travail ('tax wedge') afin de stimuler la création d'emploi.

Un tiers des États membres (Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Lettonie, Lituanie, République tchèque, Roumanie) a agi pour alléger ce type de fiscalité à travers l'augmentation de la taxation indirecte, avait constaté le commissaire chargé de la Fiscalité, Algirdas Semeta, début juin. Et de constater que la taxation moyenne sur le travail dans l'eurozone était supérieure à la moyenne des pays de l'OCDE. Ces discussions se poursuivront lors de la réunion informelle de l'Eurogroupe, vendredi 12 septembre.

Union bancaire. La présidente du comité de supervision unique au sein de la BCE, Danièle Nouy, informera les ministres sur les préparatifs menant à la mise en place du mécanisme de supervision unique dans l'eurozone, à partir de début novembre. La BCE, qui assumera la supervision directe de plus de 120 banques d'importance systémique, procède actuellement à une analyse de la solidité du secteur bancaire ('asset quality review') qui sera suivie de tests de résistance bancaire pilotés par l'Autorité bancaire européenne (ABE).

Mme Nouy pourrait réagir aux propos de la BaFin, le régulateur bancaire allemand, selon laquelle la méthode et le calendrier fixés exercent une pression excessive sur la qualité des évaluations en cours. L'enjeu relatif à la méthodologie qui sera applicable pour calculer les contributions des banques aux fonds nationaux de résolution ou au Fonds unique de résolution (SRF) pour les institutions financières de la zone euro sera, en revanche, à l'ordre du jour du Conseil Écofin, mardi 8 juillet.

Seront enfin évoqués les préparatifs liés à l'entrée de la Lituanie dans l'eurozone à partir de janvier 2015, suite au feu vert du Conseil européen (EUROPE 11110). (MB et EL)

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