Bruxelles, 22/08/2013 (Agence Europe) - Le ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, a souhaité, le 21 août, que la décision de la justice égyptienne sur la libération de l'ancien président Moubarak soit « transparente et impartiale ». « Cela relève du système judiciaire égyptien, mais nous espérons que toutes les décisions qu'il prend, en particulier sur un sujet aussi sensible, seront transparentes et impartiales », a expliqué M. Hague lors de son départ du Conseil Affaires étrangères (EUROPE 10904).
Pour sa part, le président du groupe S&D au Parlement européen, l'Autrichien Hannes Swoboda, a dénoncé le 22 août la décision du tribunal égyptien. « Il est absurde qu'Hosni Moubarak soit libéré alors que Mohamed Morsi, le seul président à avoir été désigné par des élections libres, soit en prison. Cela montre que l'Égypte a un long chemin à parcourir vers la liberté et la démocratie. Peut-être plus maintenant qu'après la révolution de 2011 », a-t-il estimé. M. Moubarak, 85 ans, a quitté le 22 août la prison pour être assigné à résidence dans un hôpital militaire.
Appel de Swoboda en faveur d'un gouvernement d'unité nationale. Dans son communiqué, M. Swoboda a aussi souhaité que la Haute représentante de l'UE, Catherine Ashton, indique « clairement » que « seul un gouvernement civil inter-partis d'unité nationale- y compris les Frères musulmans, peut ramener la stabilité nécessaire à de nouvelles élections ». Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères belge, Didier Reynders, s'est rendu les 22 et 23 août en Égypte. (CG)