Bruxelles, 30/07/2013 (Agence Europe) - L'introduction de la taxe sur les transactions financières par onze États membres dans le cadre d'une coopération renforcée (EUROPE 10706) pourrait entraîner la perte de 641 000 emplois dans l'UE, indique le groupe de réflexion New Directions, présidé par l'eurodéputé conservateur britannique Geoffrey Van Orden.
Dans un communiqué diffusé le 30 juillet, cette fondation, qui se qualifie de « favorable au libre marché » et promotrice d' « idées innovantes » et de réformes en Europe, cite son étude intitulée « L'impact économique réel d'une taxe sur les transactions financières européenne », élaborée en collaboration avec le bureau de consultants 4-consulting en adoptant « les propres modèles économiques employés par l'UE » pour évaluer l'impact de la taxe sur l'emploi. Il en ressort que l'application de la TTF « pourrait provoquer » des pertes massives d'emplois dans les onze pays concernés (176 000 en Allemagne, 125 000 en France, 109 000 en Italie, 81 000 en Espagne, 23 000 en Belgique, 20 000 en Autriche, 16 000 en Grèce, 14 000 au Portugal, 7 000 en Slovaquie, 3 000 en Slovénie et 2 000 en Estonie), ainsi que dans les autres pays de l'UE (65 000 estimés, dont la plupart au Royaume-Uni). Si les revenus attendus pour les onze pays seraient, selon la Commission européenne, d'environ 34 milliards d'euros par an (0,4% du PIB), l'étude conclut que l'application de la taxe provoquerait une hausse des coûts et une perte sensible d'activité dans les services financiers (dans certains cas jusqu'à 75%) avec des effets d'entraînement ou multiplicateurs en termes de chute des investissements et de pertes d'emploi sur toute l'économie européenne. De plus, l'application de la taxe sur les obligations souveraines impliquerait un coût supplémentaire de 3,8 milliards d'euros pour les budgets des onze pays concernés. L'étude de New Directions intervient après des prises de position très critiques vis-à-vis de la taxe notamment du patronat et des milieux bancaires (EUROPE 10829), ainsi que des prises de position récentes, notamment du gouvernement français, jugeant « excessive » la proposition de TTF telle que conçue par la Commission européenne. (FG)