Bruxelles, 26/07/2013 (Agence Europe) - 'L'agriculture familiale' est le thème du prochain Conseil informel des ministres de l'Agriculture des pays de l'UE, qui se tiendra du 8 au 10 septembre prochains à Vilnius, en Lituanie. Les ministres discuteront aussi en coulisses de thèmes d'actualité, comme la mise en œuvre de la réforme de la politique agricole commune (PAC), après l'accord conclu le 26 juin dernier entre les institutions de l'UE. Le Parlement souhaite que des discussions s'ouvrent en septembre sur des sujets agricoles liés au cadre financier pluriannuel de l'UE, comme la dégressivité ou le plafonnement des aides directes. Autre dossier à traiter d'ici à la fin de l'année: les mesures transitoires pour la nouvelle PAC (les nouvelles aides entreront en vigueur en 2015 ainsi que certaines règles sur le développement rural).
Le thème des exploitations familiales est inscrit à l'ordre du jour de la session de travail du mardi 10 septembre du Conseil informel Agriculture. Les ministres de l'UE réfléchiront aux moyens de maintenir et développer ce système, « fondement de notre agriculture européenne », a souligné récemment le commissaire Dacian Ciolos. Il a salué cette proposition de la présidence lituanienne alors que 2014 a été décrétée 'année de l'agriculture familiale' par les Nations unies. Trois pistes de réflexion sont envisagées par la présidence: promouvoir l'agriculture familiale comme modèle pour une croissance intelligente et durable, créer un cadre institutionnel favorable à sa viabilité, renforcer la place de l'agriculture familiale dans la chaîne d'approvisionnement.
L'agriculture familiale reste le modèle le plus répandu dans les États membres. Un modèle basé sur des valeurs de solidarité et d'engagement, et qui permet d'assurer la sécurité alimentaire tout en répondant à des enjeux tels que le changement climatique et le développement rural. Plus résistantes et plus flexibles que les grosses exploitations, car plus enclines à la diversification de leurs activités, les entreprises familiales sont également souvent plus à même de répondre aux attentes du consommateur en termes de qualité et de certification d'origine. Diverses, tant par leur activité et leur taille que par leur intégration au marché, l'UE entend les renforcer, en misant sur la recherche et l'innovation.
Les exploitations familiales doivent faire face à des mécanismes complexes régissant la transmission des exploitations de génération en génération, à savoir le transfert des facteurs de productions et le changement de propriétaire, ainsi qu'à un marché de l'emploi en berne dans le secteur agricole. Le marché foncier, le droit du patrimoine ou encore la fiscalité sont sujets à de grandes différences entre États membres. L'UE insiste sur la nécessité d'un cadre institutionnel permettant de répondre aux besoins spécifiques des exploitations familiales et d'assurer ainsi leur viabilité et leur continuité.
Pour finir, afin de garantir au modèle d'agriculture familiale un meilleur accès aux marchés et un plus grand pouvoir de négociation, l'UE entend favoriser la réduction des chaînes d'approvisionnement, incluant moins d'intermédiaires entre le producteur et le consommateur, mais aussi la création de coopératives, afin de renforcer la place des producteurs face aux autres maillons de la chaîne comme les grossistes et les détaillants. (LM, avec LC)