Bruxelles, 26/07/2013 (Agence Europe) - Des économies annuelles de frais de douane de 500 millions d'euros sont attendues de la levée des barrières commerciales à partir du 1er août.
En attendant que l'ensemble des États membres de l'UE l'aient ratifié, l'accord de libre-échange entre l'UE et la Colombie, signé en juin 2012, entrera provisoirement en vigueur jeudi 1er août.
L'accord prévoit la libéralisation progressive des échanges de biens et services, des marchés publics et la protection des investissements. Au terme de la période de transition, les produits industriels ainsi que les produits de la pêche ne seront plus soumis à des droits de douane, alors que les échanges de produits agricoles seront sensiblement plus ouverts. L'ouverture des marchés de l'UE et de la Colombie à leurs exportateurs respectifs doit permettre à terme d'économiser chaque année plus de 500 millions d'euros.
Le nouveau régime commercial entre l'UE et la Colombie aura pour autre avantage d'instaurer un climat économique plus transparent et plus prévisible pour l'investissement. L'amélioration des conditions permettant de créer des liens entre les entreprises devrait déboucher sur des chaînes de valeur plus intégrées et faciliter les transferts de technologie, précise la Commission, dans un communiqué.
L'exécutif européen rappelle que l'accord comporte des clauses sur le respect des droits de l'homme, le respect de l'état de droit et l'application effective des conventions internationales relatives au droit du travail et à la protection de l'environnement. Les organisations de la société civile seront systématiquement associées aux activités visant à s'assurer du respect de ces engagements, rappelle-t-il.
Cet accord multipartite, également conclu entre l'UE et le Pérou, vise l'intégration régionale dans la Communauté andine: sa porte reste donc ouverte à la Bolivie et à l'Équateur, retirés des négociations en 2008.
L'UE est la troisième source d'importations de la Colombie, et son deuxième marché d'exportation. La Colombie exporte surtout des produits agricoles, des produits d'extraction et des carburants vers le marché européen, et en importe en grande partie des machines et du matériel de transport. Les échanges bilatéraux ont enregistré une progression sensible ces dernières années, atteignant 14 milliards d'euros en 2012. (EH)