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Bulletin Quotidien Europe N° 10675
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Faymann, donner à Athènes le temps de respecter ses engagements

Bruxelles, 27/08/2012 (Agence Europe) - Le chancelier autrichien, Werner Faymann, est d'avis que la Grèce devrait bénéficier d'un délai supplémentaire pour respecter ses engagements. « Je pense qu'il existe une bonne chance que nous aboutissions à une issue positive avec la Grèce où les Grecs respectent leurs engagements vis-à-vis de l'UE mais en retour ont plus de temps pour rembourser » leurs dettes, a considéré le dirigeant social-démocrate dans une interview accordée au quotidien Österreich. Cette opinion contraste avec celle de l'Allemagne qui écarte toute extension des délais pour la Grèce (déficit excessif de 3% d'ici 2014).

La semaine dernière, le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a reçu à Athènes le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, avant de s'entretenir avec la chancelière allemande, Angela Merkel, vendredi à Berlin et le président français, François Hollande, samedi à Paris (EUROPE n°10673 et n°10674). « J'aimerais croire que ces rencontres nous ont permis de lentement renverser le climat de défiance vis-à-vis de notre nation. (…) Le principal but était de dire: 'Vous avez un interlocuteur crédible' et qu'un nouveau départ a été pris. Et deuxièmement de cesser de parler d'une sortie de la Grèce de la zone euro », a-t-il déclaré dimanche sur l'antenne de la télévision publique grecque NET.

Berlin et Paris ont réitéré leur souhait que la Grèce demeure dans l'Eurozone, à condition que le pays respecte ses engagements budgétaires et macroéconomiques au titre de son 2ème sauvetage financier. La question de la sortie de la Grèce de la zone euro « ne se pose pas », avait estimé samedi M. Hollande. Selon lui, le gouvernement grec doit démontrer sa volonté « d'aller jusqu'au bout, tout en faisant en sorte que cela soit supportable pour la population ». Cela passe notamment par l'adoption d'un paquet de mesures d'économies proche de 12 milliards d'euros sur deux ans que le parlement grec devra entériner. « Le plus tôt sera le mieux », a estimé le président français. Si la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) conclut dans son rapport au « Conseil européen du mois d'octobre » que le programme grec est de nouveau sur les rails, « alors l'Europe devra faire ce qu'elle doit ». C'est-à-dire, verser à la Grèce une tranche d'aide de 30 milliards d'euros. La 'troïka' fera son retour à Athènes début septembre. (MB)

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