Bruxelles, 27/08/2012 (Agence Europe) - Au nom de l'Union européenne, Catherine Ashton, la Haute Représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité condamne dans les termes les plus fermes les exécutions perpétrées en Gambie et brandit la menace de sanctions au titre de la coopération au développement, si les autorités gambiennes n'y mettent pas fin.
« Je condamne fermement les exécutions qui auraient été perpétrées le jeudi 23 août suite à l'intention déclarée du président Jammeh d'exécuter toutes les peines de mort avant la mi-septembre. Je demande l'arrêt immédiat des exécutions », a déclaré Cahterine Ashton le 26 août.
La Haute Représentante rappelle au gouvernement gambien ses engagements en matière de respect des droits humains tel que consignés dans l'accord de Cotonou liant l'UE aux pays du groupe ACP (Afrique/Caraïbe/Pacifique) dont est membre la Gambie, et avertit qu' « au vu de ces exécutions, l'UE envisagera rapidement une réponse adéquate ». L'accord de Cotonou prévoit en son article 96 qu'en cas de violation d'un de ses éléments essentiels (respect des droits humains, des principes démocratiques et de l'État de droit) par l'une des parties, un dialogue politique soit mené pour remédier à la situation, préalablement à la suspension partielle de la coopération, voire, en dernier recours, à la suspension totale de la coopération. (AN)