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Bulletin Quotidien Europe N° 10673
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

élargissement de Schengen, Hans-Peter Friedrich sceptique

Bruxelles, 23/08/2012 (Agence Europe) - Une adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l'Espace européen de libre circulation Schengen a peu de chances de se produire en 2012, a suggéré début août le ministre allemand de l'Intérieur, Hans-Peter Friedrich, se déclarant sceptique sur cet élargissement dans un entretien accordé au Rheinische Post. « Je pense qu'une ouverture des frontières à la Bulgarie et la Roumanie est impossible à ce stade », a dit le ministre. Pour M. Friedrich, les deux pays ne seraient en effet pas prêts à rejoindre Schengen et cela même dans un schéma d'ouverture en deux temps, comme cela est discuté depuis la fin 2011, en l'occurrence une première phase d'ouverture des frontières aériennes et maritimes puis l'ouverture des frontières terrestres à une date ultérieure. Ce compromis avait été ficelé ces derniers mois par les présidences successives de l'UE et avait le soutien d'une série d'États membres, comme la France et même l'Allemagne. Les événements récents en Roumanie, théâtre d'une guerre politique entre les deux têtes de l'exécutif, MM. Basescu et Ponta, ont toutefois soulevé des doutes sur la capacité de ce pays à satisfaire pleinement aux critères exigés par les États membres de Schengen. Outre les exigences techniques, les pays membres de la zone de libre-circulation attendent en effet des deux candidats qu'ils se montrent exemplaires en matière d'indépendance de la justice et de respect des institutions démocratiques.

Et c'est justement ce que la Commission a reproché à Bucarest dans le cadre de l'affaire du référendum de destitution du président Basescu, scrutin finalement invalidé par la Cour constitutionnelle le 21 août après une série de péripéties institutionnelles. Le 18 juillet, dans son rapport sur le Mécanisme de coopération et vérification (CVM), la Commission avait sévèrement critiqué ces développements en Roumanie et assombri ainsi les chances du pays de rejoindre Schengen cette année, ses rapports CVM constituant en effet l'un des outils d'évaluation utilisés par les États membres. (SP)