Bruxelles, 27/02/2012 (Agence Europe) - La réponse de la Commission européenne au déficit public excessif de la Hongrie soulève des questions au sein du Comité des régions (CdR) (EUROPE n° 10559). Alors que la menace de geler 495 millions d'euros du Fonds de cohésion plane sur la Hongrie si ce pays ne prend aucune mesure corrective, le président du groupe socialiste du CdR, Karl-Heinz Lambertz, estime qu'« on peut être en complet désaccord avec la politique économique, sociale et constitutionnelle de Viktor Orbán et néanmoins ne pas se réjouir de la menace brandie par la Commission ». Il met en doute le caractère incitatif de la mesure et juge que « la Commission fait de plus en plus dans la monothématique de l'austérité ».
M. Lambertz tire aussi la sonnette d'alarme quant à la situation impossible dans laquelle se trouveraient les autorités régionales et locales en Hongrie. « Je regrette surtout que les collectivités territoriales se retrouvent dans la situation actuelle entre l'enclume des atteintes portées par M. Orbán à l'autonomie locale, notamment en matière fiscale, et le marteau de la politique de la Commission», a-t-il considéré, en faisant allusion aux procédures ouvertes à l'encontre de la Hongrie. Ce cas sera traité par le collège des commissaires européens lors de leur réunion hebdomadaire, mercredi 29 février. Plus tôt cette année, le CdR a regretté que la nouvelle constitution dont le gouvernement Orbán vient de doter la Hongrie autorise la dissolution de conseils municipaux par le parlement national en cas de violation de la Constitution, sans même un jugement émis par la Cour constitutionnelle. (MD)