Bruxelles, 06/09/2011 (Agence Europe) - Les maladies respiratoires comptent pour, au moins, 17% des décès dans le monde et des centaines de millions de personnes sont actuellement affectées par une maladie respiratoire, qu'il s'agisse d'asthme ou d'affections plus sévères comme la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC). En Europe, les maladies pulmonaires sont parmi les causes majeures de mortalité et les coûts liés au traitement et à la prise en charge des personnes malades pèsent toujours davantage sur le budget. De manière générale, le traitement des maladies chroniques est un défi auquel l'Europe doit faire face et qu'elle doit appréhender de manière bien plus globale que sous l'angle seul de la santé, si elle veut atteindre le seuil fixé à 75% des personnes actives et productives. L'organisation European Respiratory Society (ERS) a présenté, à l'occasion d'une conférence de presse au Parlement européen à Bruxelles le 6 septembre, une feuille de route dans laquelle elle expose des recommandations pour tisser des liens plus étroits entre la communauté médicale et les décideurs politiques au cours de la prochaine décennie, afin de traiter de manière plus efficace les affections respiratoires. En particulier, elle expose les besoins futurs en matière de pratique hospitalière, de droits des patients, de soins et de stratégies préventives, mais aussi les obstacles qui persistent pour développer la recherche médicale dans ce domaine, recherche qui ne reçoit pas les investissements nécessaires, selon l'association. Les systèmes de santé européens sont sous pression et, dans la plupart des pays de l'Union européenne, les coûts de soins de santé ont atteint 10,5% du PIB en moyenne, ce qui correspond à entre 28% et 29% des revenus fiscaux enregistrés par ces pays. Des coûts qui risquent encore d'augmenter vu le vieillissement de la population en œuvre, pour s'établir à environ 16% du PIB en 2020, prévient l'ERS, qui appelle à une stratégie globale et concertée.
En octobre 2010, sous présidence belge, des conclusions ont été adoptées par le Conseil des ministres pour développer des approches innovatrices pour le traitement des maladies chroniques. Un document est attendu en 2012, fruit de la réflexion de la Commission européenne et des États membres. L'ERS appelle à l'élaboration d'une stratégie forte et se réjouit de l'initiative proposée par la présidence polonaise, qui abordera lors du second semestre le problème des maladies respiratoires chez les enfants. Pour l'ERS, les maladies respiratoires doivent être au centre de la réflexion sur le traitement des maladies chroniques. (I.L.)