Bruxelles, 23/08/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne a autorisé, vendredi 19 août, le projet de rachat de CB Diagnostics Holding AB, société holding de Phadia Holding AB (Suède), par Thermo Fisher Scientific Inc. (États-Unis). La Commission a conclu que l'opération envisagée ne poserait pas de problème de concurrence, car les parties ne sont pas de proches concurrents et l'entité issue de la concentration serait soumise à la concurrence d'un nombre suffisant d'autres entreprises exerçant leurs activités dans le domaine des diagnostics in vitro de maladies autoimmunes.
La Commission a examiné l'incidence de l'opération sur le secteur des diagnostics in vitro de l'immunochimie, et en particulier celui de la fourniture de tests in vitro pour les maladies autoimmunes, notamment de tests pour les maladies autoimmunes de la thyroïde, où les deux parties sont présentes. L'opération envisagée donne lieu à des parts de marché relativement élevées dans plusieurs États membres dans le secteur des tests pour les maladies autoimmunes, que l'on considère i) la catégorie des tests pour les maladies autoimmunes dans son ensemble; et/ou ii) les tests pour les maladies autoimmunes de la thyroïde; et/ou iii) les tests individuels pour les maladies autoimmunes de la thyroïde. Après examen de l'opération envisagée, la Commission a toutefois estimé que les parties n'étaient pas de proches concurrents et qu'actuellement elles étaient principalement soumises à la pression d'autres concurrents, qui devraient continuer d'exercer une contrainte sur l'entité issue de l'opération.
La Commission a également analysé les marchés susceptibles de subir des effets verticaux en raison de la position de Thermo Fisher en amont sur les marchés d'approvisionnement de certaines matières premières et de certains services de sous-traitance. Elle en a conclu que l'entité issue de la concentration n'était pas susceptible de verrouiller l'accès aux intrants, ni d'augmenter les prix de la production en aval, car il existe d'autres fournisseurs en amont et suffisamment de concurrents en aval et l'entité issue de la concentration n'a pas particulièrement intérêt à verrouiller l'accès aux intrants. La Commission est donc parvenue à la conclusion que l'opération n'entraverait pas de manière significative l'exercice d'une concurrence effective dans l'Espace économique européen (EEE) ou une partie substantielle de celui-ci.
Les activités des parties sont, par nature, largement complémentaires, même si elles offrent toutes deux des produits de tests pour les maladies autoimmunes de la thyroïde, note la Commission dans un communiqué. (O.L.)