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Bulletin Quotidien Europe N° 10193
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/armement

L'UE veut plus de progrès dans la lutte contre les bombes à sous-munitions

Bruxelles, 02/08/2010 (Agence Europe) - L'entrée en vigueur, dimanche 1er août, de la Convention d'Oslo sur les bombes à sous-munitions marque une avancée cruciale du droit humanitaire international, mais l'Union européenne espère que davantage de pays s'engageront dans la voie de la ratification. La Convention a été signée par 107 pays, et 37 l'ont ratifiée. Néanmoins, de grandes puissances militaires comme la Chine, la Russie, les États-Unis et Israël, qui possèdent la plus grande partie des armes à sous-munitions dans le monde, ont jusqu'à aujourd'hui refusé d'en interdire l'utilisation. « Des efforts continus sont nécessaires pour accroître le nombre de ratifications (…) l'UE est profondément inquiète des énormes défis humanitaires, socio-économiques et de développement toujours posés par l'utilisation des bombes à sous-munitions », a déclaré, le 1er août, Catherine Ashton, la Haute Représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères. Plus d'un milliard de bombes constitueraient encore le stock mondial, selon les estimations de la Coalition contre les armes à sous-munitions. Les États-Unis disposeraient de stocks d'armes contenant environ 800 millions de sous-munitions. Le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France possèdent chacun des stocks estimés à 50 millions de sous-munitions. Ces trois pays, qui sont signataires de la Convention, devront détruire l'intégralité de ces armes d'ici à huit ans. Selon Handicap International, les dernières utilisations avérées de bombes à sous-munitions ont eu lieu lors du conflit israélo-libanais en 2006, et en Géorgie en 2008. (B.C.)

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