Les principales ligues européennes de football sont financièrement non viables. - Selon une étude du cabinet de conseil A.T. Kearney, les ligues européennes de football doivent absolument changer de modèle économique si elles veulent survivre. A.T. Kearney a étudié les performances économiques des premières ligues allemande, française, britannique, espagnole et italienne (Bundesliga, Ligue 1, Premier League, Primera División, la Serie A TIM). Le modèle sur lequel s'appuie la Bundesliga allemande est le plus viable, suivi par la Premier League britannique (principalement à cause des excellentes performances sportives des clubs) et la Ligue 1 française. Les ligues espagnole et italienne terminent le classement. La ligue allemande a un rendement positif des actifs de +2,1% contre +1% pour la ligue française, -5% pour la Premier League, -7% pour la ligue espagnole et -12% pour la ligue italienne. En 2010, les montants issus des transferts de joueurs cumulés par les cinq ligues ont atteint 11,2 milliards d'euros (3,2 milliards pour le Royaume-Uni, 2,5 milliards pour l'Espagne, 2,4 milliards pour l'Italie, 1,6 milliard pour l'Allemagne et 1,5 milliard pour la France), souligne encore A.T.Kearney. Dans une autre étude, le cabinet a étudié la valeur monétaire des équipes de football et confirme la tendance soulignée dans la première étude: les ligues qui investissent le plus d'argent sont celles qui obtiennent les meilleurs performances sportives. Ainsi l'Espagne, championne du monde, est en tête du classement avec une valeur estimée à 650 millions d'euros. En termes d'efficacité des équipes nationales, calculée selon un indice basé sur le rapport entre la performance sportive à la Coupe du monde 2010 et la valeur de l'équipe en millions d'euros, c'est la jeune équipe du Ghana qui remporte la palme. Avec une valorisation de seulement 58,5 millions d'euros, c'est la seule équipe africaine à avoir franchi le cap du premier tour et à livrer une très bonne performance malgré un investissement faible. (I.L.)