Bruxelles, 30/07/2010 (Agence Europe) - Seulement 42% des citoyens européens ont estimé que le renforcement du respect des règles du code de la route devrait être une mesure à prendre pour améliorer la sécurité routière, selon le dernier sondage Eurobaromètre publié lundi 26 juillet. Une courte majorité (52%) a considéré qu'il faudrait, en premier lieu, améliorer les infrastructures routières, 31% des sondés étant d'avis que l'amélioration des infrastructures devrait être une mesure véritablement prioritaire. Ce n'est qu'au Danemark, en Italie, à Chypre, en Lituanie et au Luxembourg que les personnes interrogées ont donné la priorité à l'amélioration du respect des règles du code de la route pour améliorer la sécurité routière (22% partagent cet avis au niveau européen). Les répondants en Autriche, en France et aux Pays-Bas ont donné la priorité aux mesures visant un traitement strictement identique des délinquants de la route qu'ils soient autochtones ou étrangers. Quant aux causes des accidents routiers, aux yeux d'une écrasante majorité de citoyens européens (94%), les personnes conduisant sous l'influence de l'alcool constituent un problème majeur pour la sécurité routière. Cet avis est partagé par plus de 8 personnes sur dix interrogées dans tous les États membres, à l'exception de l'Irlande où ce taux était nettement inférieur (62%). 31% des répondants irlandais ont estimé que la conduite en état d'ivresse constituait un danger mineur. Les personnes dépassant la vitesse autorisée (78%) et le non-port des ceintures de sécurité (74%) sont deux autres éléments qui, selon la plupart des citoyens européens, rendent la conduite dangereuse. Les ressortissants chypriotes, italiens, français, espagnols et grecs sont apparus davantage susceptibles que les autres de considérer les conducteurs et les passagers ne portant pas leur ceinture de sécurité comme un problème de sécurité majeur (84%-89%). En revanche, en Irlande et en Suède, moins de la moitié des répondants partagent cet avis (47% dans les deux cas). De plus, les Maltais, les Portugais, les Italiens et les Chypriotes étaient les plus enclins à souligner les risques liés à la conduite simultanée de la voiture et l'usage du téléphone portable sans kit mains libres (87%-90%). Dans l'ensemble de l'UE, cet avis était partagé par 76% des citoyens. Seuls 26% d'entre eux ont dit la même chose concernant les personnes conduisant la voiture tout en utilisant un téléphone portable mains libres. Par ailleurs, 7 citoyens de l'UE sur 10 ont dit conduire une voiture. 49% d'entre eux prennent le volant presque tous les jours de la semaine, 16% une à trois fois par semaine, 3% une à trois fois par mois et 1% moins d'une seule fois par mois. (A.By.)