Madrid, 17/05/2010 (Agence Europe) - Nous sommes « pratiquement dans la dernière phase de négociation », a déclaré le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Ángel Moratinos, à propos des discussions devant mener à la signature d'un accord de coopération et d'association entre l'Union européenne et les pays d'Amérique centrale (Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panamá), lundi 17 mai à l'issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères des soixante pays participant au Sommet UE/Amérique latine. Sur le volet commercial du futur accord, les tractations semblaient toujours buter sur des questions liées à l'accès des produits laitiers européens au marché centraméricain. M. Moratinos a évoqué plusieurs résultats concrets attendus lors du Sommet de Madrid: - la signature des accords commerciaux entre l'UE et deux pays andins (Colombie, Pérou) et la relance des négociations commerciales avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) gelées depuis 2004 ; - la création de la Fondation Eurolat et d'une facilité de financement de projets d'infrastructures (EUROPE n° 10139). La Haute représentante pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a espéré que le Sommet de Madrid posera les jalons d'« une nouvelle ère » dans les relations entre l'UE et l'Amérique latine afin que les partenaires soient en mesure d'identifier des solutions globales aux défis internationaux tels que « la crise financière, le commerce international, les changements climatiques ou le crime organisé ». Le ministre argentin des Affaires étrangères, Jorge Enrique Taiana, a vu dans la crise financière de 2008, survenue juste après le Sommet de Lima de mai 2008 (EUROPE n° 9662), un tournant dans les relations entre les deux ensembles régionaux. Les pays d'Amérique latine ont « bien résisté à la crise » dont l'ampleur requiert des « solutions imaginatives », a-t-il estimé. Il a également évoqué le thème des « migrations » qui préoccupe beaucoup les pays latino-américains. (M.B.)