Bruxelles, 11/05/2010 (Agence Europe) - Après les consultations avec le Parlement européen, le Conseil des ministres de l'UE a approuvé, lundi 10 mai, sa position commune sur la directive sur le déploiement des systèmes de transport intelligents (ITS) dans le secteur routier. Comme dans la proposition initiale, présentée par la Commission européenne en décembre 2008, il reviendra à la Commission d'adopter les spécifications techniques pour les services et les applications des ITS. La Commission devrait légiférer en premier lieu dans quatre domaines définis comme prioritaires en vue: d'optimaliser l'usage de la route et des données sur le trafic et sur les voyages, d'assurer la continuité du trafic et d'améliorer la gestion du transport de fret, de renforcer la sûreté et sécurité routière et de permettre de relier le transport routier aux autres modes de transport. Dans une période de douze mois qui suivrait l'adoption des spécifications, et après une analyse d'impact et l'analyse des coûts, la Commission devrait présenter au Parlement européen et au Conseil le plan d'action pour le déploiement de ces systèmes dans chacun des domaines. La décision finale concernant le déploiement des ITS sur le territoire d'un État membre reviendra aux autorités nationales, estime le Conseil, mais une fois le feu vert au déploiement, le choix de la technologie ITS devrait respecter les critères adoptés par la Commission. Pour chacun des domaines, le Conseil a aussi défini les actions prioritaires visant à accélérer la mise en place de ces systèmes. Six d'entre elles devraient bénéficier d'une priorité absolue. Ainsi, d'après les États membres, la Commission devrait présenter les spécificités aux ITS qui permettront de: - fournir l'information en temps réel sur le trafic partout en Europe ; - fournir les services d'information paneuropéenne sur les voyages combinant plusieurs modes de transports ; - définir les données et les procédures pour assurer un service d'information minimal universel et gratuit sur le trafic lié à la sécurité routière; - harmoniser et rendre interopérables les systèmes e-Call ; - fournir les informations sur les aires de stationnement sécurisées pour les camions et les véhicules utilitaires et fournir les services de réservation des places sur ces parkings. Le Parlement européen, dont la position en première lecture a été largement prise en compte par la Conseil, devrait se prononcer sur le texte en juin prochain. (A.By.)