Bruxelles, 03/05/2010 (Agence Europe) - La commissaire européenne aux Affaires intérieures, Cecilia Malmström, a pris acte, vendredi 30 avril, du refus de Malte de participer cette année aux opérations de l'agence européenne de contrôle aux frontières extérieures (Frontex), mais dit ne pas en vouloir aux autorités de La Valette. « Nous avons discuté de nos positions respectives et nous respectons nos points de vue. Il n'y a pas de ressentiment », a-t-elle déclaré, après une visite à Malte, selon The Times of Malta. Lors de son voyage, la commissaire a rencontré le Premier ministre Lawrence Gonzi, le ministre de la Justice et des Affaires intérieures, Carmelo Mifsud Bonnici, ainsi que des ONG. Les autorités de l'île ont récemment décidé de ne plus participer aux missions Frontex en prétextant une baisse significative des arrivées à Malte de migrants clandestins (EUROPE n° 10129). Cette décision serait surtout liée au fait que l'UE a récemment adopté de nouvelles règles d'engagement pour les patrouilles européennes en mer. Mme Malmström a rappelé que ces règles étaient pourtant dans l'intérêt de Malte et qu'elle pouvait naturellement changer sa position quand elle le voulait. Les lignes directrices en question prévoient que les migrants sauvés en mer soient emmenés au port du pays d'accueil de la mission Frontex plutôt qu'au port le plus proche, comme c'était le cas depuis des années. Malte s'est opposée à ce changement, notamment réclamé par l'Italie. Après sa rencontre avec la commissaire, M. Mifsud Bonnici a indiqué que Malte avait « maintenu sa position ». (B.C.)