20/04/2010 (Agence Europe) - Le co-président du groupe Verts-ALE, Daniel Cohn-Bendit, a estimé que le recours au principe de précaution était justifié pour réagir au risque que représentent les cendres rejetées par le volcan islandais pour les avions. Ce n'est pas une règle, mais « il était juste », compte tenu du danger, d'appliquer ce principe en attendant des analyses scientifiques qui permettent d'envisager d'autres scénarios. « Parce qu'au bout de 4 ou 5 jours les grandes compagnies aériennes ont des problèmes financiers, on critique le principe de précaution ! », s'étonne M. Cohn-Bendit, qui dit ne pas comprendre tout « le cirque » fait autour du sujet. Si les vols avaient été maintenus et qu'une catastrophe aérienne s'était produite, les réactions scandalisées auraient fustigé le manque de courage politique, soumis à la seule logique financière. (A.B.)