Bruxelles, 19/01/2010 (Agence Europe) - Dans une lettre adressée à son homologue espagnole, le ministre suédois des Finances, Anders Borg, vante le modèle suédois de prélèvement financier opéré sur les établissements de crédit. Instauré en 2009, il consiste à prélever annuellement une somme équivalente à 0,036% du passif d'une banque hors capitaux propres. Les sommes récoltées alimentent un fonds spécial sur la stabilité financière qui atteint désormais 29 milliards de couronnes suédoises (1% du PIB suédois) et devrait représenter 2,5% du PIB national d'ici quinze ans. M. Borg estime que cette approche présente plusieurs avantages: - le système financier rembourse lui-même les coûts de la crise qu'il fait supporter aux contribuables sous formes de garanties d'État ;
- contrairement à une taxe sur les transactions ou sur le chiffre d'affaires, le prélèvement n'encourage pas la migration d'activités vers d'autres centres financiers qui appliqueraient des taxes inférieures. La France a jugé « intéressante » l'initiative suédoise alors que le commissaire européen chargé de la Fiscalité, László Kovács, ne parierait pas beaucoup d'argent sur une taxe européenne sur les banques. Cette question sera abordée à l'ÉCOFIN informel de Madrid, a fait savoir la ministre espagnole des Finances, Elena Salgado. (M.B.)