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Bulletin Quotidien Europe N° 9982
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/asile/droits fondamentaux

Des migrants victimes de la coopération italo-libyenne, selon Human Rights Watch

Bruxelles, 22/09/2009 (Agence Europe) - L'UE devrait faire pression sur l'Italie pour qu'elle mette fin aux retours forcés illégaux vers la Libye, estime Human Rights Watch (HRW). L'ONG indique dans un communiqué daté du 22 septembre la publication d'un rapport qui dénonce les accords conclus entre Rome et Tripoli. « L'Italie intercepte les migrants et demandeurs d'asile africains arrivant par bateau, ne vérifie pas leur statut de réfugié ou autres signes de vulnérabilité et les refoule par la force vers la Libye, où nombre d'entre eux sont détenus dans des conditions inhumaines et dégradantes et font l'objet de mauvais traitements », indique l'organisation dans son rapport.

Intitulé « Pushed Back, Pushed Around: Italy's Forced Return of Boat Migrants and Asylum Seekers, Libya's Mistreatment of Migrants and Asylum Seekers » (« Repoussés, malmenés: l'Italie renvoie par la force les migrants et demandeurs d'asile arrivés par bateau, la Libye les maltraite »), le rapport examine, selon le communiqué, « le traitement des migrants, demandeurs d'asile et réfugiés en Libye vu par les yeux de ceux qui ont réussi à partir et se trouvent maintenant en Italie et à Malte ». Il décrit aussi en détail « la façon dont l'Italie intercepte en haute mer des bateaux chargés de migrants et les refoule vers la Libye sans procéder aux vérifications nécessaires ». « La réalité, c'est que l'Italie renvoie les gens vers un pays où ils subissent des mauvais traitements », affirme Bill Frelick, directeur chargé de la politique des réfugiés à HRW.

Pour HRW, cette politique « constitue une violation flagrante de l'obligation légale de l'Italie de ne pas réaliser de refoulement - le retour forcé de personnes vers des lieux où leurs vies ou leurs libertés seront menacées et où ils risqueraient d'être torturés ou de subir des traitements inhumains et dégradants ». L'Italie « ignore ses obligations légales ». Les autres États membres de l'UE sont appelés à « refuser de participer aux opérations de l'agence européenne Frontex qui aboutissent au renvoi de migrants vers des mauvais traitements ». (F.B.)

 

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