Bruxelles, 22/09/2009 (Agence Europe) - L'Union européenne a mis en garde le Canada, lundi 21 septembre, contre d'éventuelles sanctions si Ottawa ne fait aucun progrès d'ici la fin de l'année dans le dossier de la levée de l'obligation des visas pour les visiteurs tchèques. Le commissaire européen à la Justice et aux Affaires intérieures, Jacques Barrot, estime en effet que la décision canadienne est inacceptable non seulement pour la République tchèque, mais pour l'ensemble de l'Union européenne (EUROPE n° 9981). Il a demandé au Canada de prendre rapidement deux types de mesures pour alléger ces restrictions. Dans une première étape, il est demandé au Canada d'ouvrir un bureau de délivrance de visas à Prague. Pour l'instant, les Tchèques voulant se rendre au Canada sont obligés de passer par les agences de voyages ou par Internet pour se procurer des visas ou alors de se rendre à Vienne pour se les procurer plus rapidement. L'autre étape est l'abolition complète des visas. Si aucun progrès n'est fait d'ici la fin de l'année, a dit M. Barrot, il sera contraint de consulter les États membres sur l'imposition de mesures de rétorsion. Il a indiqué que l'Europe pourrait commencer par imposer des visas aux détenteurs canadiens de passeports diplomatiques. Le ministre de l'Immigration suédois, Tobias Billström, a toutefois prévenu qu'il fallait éviter d'aggraver la situation en déclenchant une guerre des visas. Le Canada avait aboli les visas pour les visiteurs tchèques en 2007, avant de les imposer à nouveau en juillet face à une explosion du nombre de demandeurs d'asile politique. La majorité d'entre eux appartenaient à la minorité Rom, qui se dit victime de discrimination. (B.C.)