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Bulletin Quotidien Europe N° 9974
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/commerce

Catherine Ashton s'emploie au dialogue avec les autorités chinoises

Bruxelles, 10/09/2009 (Agence Europe) - Après avoir plaidé, mardi, en faveur d'investissements accrus entre l'UE et la Chine (EUROPE n° 9972), puis souligné, mercredi, l'importance de la confiance mutuelle entre Européens et Chinois pour renforcer leur relation économique et commerciale (EUROPE n° 9973), Catherine Ashton a soutenu, jeudi 10 septembre, la demande des entreprises européennes opérant en Chine d'obtenir de Beijing un traitement plus équitable. « Les entreprises européennes ont le sentiment qu'elles ne sont plus les bienvenues pour les appels d'offres en Chine. Elles ne s'attendent pas à ce qu'on leur déroule le tapis rouge, mais elles veulent être certaines que, dans le même temps, on ne leur retirera pas le tapis de sous les pieds », a expliqué la commissaire européenne au Commerce, lors d'une conférence de presse à Beijing, au cinquième jour de son premier voyage officiel en Chine. Dans son dernier rapport annuel, la Chambre européenne de commerce en Chine a dénoncé, la semaine dernière, un ralentissement des réformes dans le pays, voire une tendance à leur « renversement partiel » sous l'effet de la crise économique mondiale. La Chambre insiste aussi sur les nombreux obstacles auxquels doivent faire face les entreprises étrangères implantées en Chine, obligées dans certains secteurs, comme l'automobile, d'être en coentreprise à parts égales avec un partenaire chinois, ou exclues de certains marchés et d'appels d'offres publics, notamment dans le domaine des énergies vertes (EUROPE n° 9970). Mercredi, Mme Ashton a néanmoins assuré avoir obtenu des responsables chinois qu'elle a rencontrés des garanties que les entreprises européennes présentes en Chine seraient considérées comme des entreprises chinoises, en admettant toutefois ne pas savoir comment Beijing procédera pour que cela soit le cas. En outre, si elle reconnaît qu'il existe des différends entre l'UE et la Chine, Mme Ashton juge que 99% du commerce bilatéral fonctionne correctement. « Nous avons dans l'UE des règles très claires en matière de lutte contre le dumping et ma responsabilité est de faire en sorte que nous nous y tenions, et c'est ce que je fais. J'aimerais éviter de recourir à ces règles, et nous avons besoin de développer notre partenariat de manière stratégique pour nous assurer que 100% du commerce bilatéral fonctionne correctement », a-t-elle souligné. Si elles peuvent se targuer de l'importance de leurs échanges bilatéraux, qui atteignent 300 milliards de dollars par an, l'UE et la Chine ont toutefois vu le nombre de leurs différends s'accroître ces derniers mois, avec le lancement par l'UE depuis début 2009 de quatre enquêtes antidumping contre des produits chinois. Une tendance vue d'un mauvais œil par Beijing, qui n'a pas manqué l'occasion de manifester son mécontentement. « La Chine et l'UE doivent traiter de manière adéquate leurs différends commerciaux et faire avancer leur coopération économique et commerciale », a rappelé, mercredi, le vice-premier ministre chinois Wang Qishan, après un entretien avec Mme Ashton, avec laquelle il copréside le dialogue de haut niveau sur l'économie et le commerce. Se félicitant de l'étroitesse des liens économiques bilatéraux, M. Wang a néanmoins réaffirmé le souhait de la Chine que l'UE lui reconnaisse « dès que possible » le statut d'économie de marché. Un statut qu'elle réclame depuis 2003 et qui lui permettrait d'être moins exposée aux taxes antidumping. (E.H.)

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