Bruxelles, 09/09/2009 (Agence Europe) - Le système automatique d'appel d'urgence embarqué eCall a reçu, mercredi 9 septembre, le soutien total du secteur européen de la téléphonie mobile. Les représentants de l'association GSM, qui couvre 219 pays et regroupe près de 800 opérateurs dans le monde, ont confirmé leur engagement en faveur de cette technologie de protection civile en signant le protocole d'accord de l'UE visant à mettre en œuvre eCall en Europe. eCall compose automatiquement le 112, numéro d'appel d'urgence unique européen, lorsqu'une voiture a un accident sérieux et en communique le lieu au service d'urgence le plus proche même si les passagers ne savent pas ou ne peuvent pas dire où ils se trouvent. Le déploiement d'eCall exige une étroite collaboration entre les pouvoirs publics, les constructeurs automobiles et les opérateurs de téléphonie. C'est pourquoi, après s'être félicitée de la « conscience sociale » des opérateurs de téléphonie mobile, la commissaire européenne chargée des télécommunications n'a pas manqué de déplorer que « six États membres (Danemark, France, Irlande, Lettonie, Malte et Royaume-Uni) (n'aient) toujours pas signé le protocole d'accord eCall ». Et Viviane Reding de leur adresser une mise en garde: « Ils devraient maintenant lâcher la pédale de frein et accélérer l'introduction d'un système qui peut sauver des vies, faute de quoi la Commission devra proposer de légiférer l'année prochaine ». La Commission estime qu'une fois opérationnel, eCall pourrait permettre de sauver jusqu'à 2 500 vies par an dans l'UE et de réduire de 10 à 15 % la gravité des blessures. (O.L.)