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Bulletin Quotidien Europe N° 9968
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/politique rÉgionale

Les priorités du commissaire désigné Pawel Samecki

Bruxelles, 02/09/2009 (Agence Europe) - Arriver à un accord sur le règlement général relatif aux Fonds structurels, poursuivre le travail sur l'avenir de la politique de cohésion dans le contexte du débat budgétaire, présenter en automne un rapport fondé sur le rapport Barca publié en mai dernier par l'OCDE, examiner la dispersion territoriale de l'impact de la crise (évaluation et méthodologie): telles sont les priorités que s'est assignées plus particulièrement le commissaire désigné à la politique régionale, Pawel Samecki. C'est ce qu'il a indiqué lors de son audition, mercredi 2 septembre à Bruxelles, devant la commission du développement régional, présidée par Danuta Hübner. Pawel Samecki a également fait part de son intention de travailler en étroite collaboration avec le commissaire aux Affaires sociales, à l'emploi et à l'égalité des chances Vladimir Spidla, avec le Parlement européen, mais aussi avec les auditeurs, l'OLAF et les responsables de la Cour des comptes, pour aboutir rapidement à une décision sur la proposition de simplifier la gestion des Fonds européens pour aider les régions à contrer la crise (EUROPE n° 9946).

Donnant son sentiment de ce que doit être la politique de cohésion, « qui doit continuer à évoluer pour être en phase avec le 21ème siècle », Pawel Samecki a rappelé que l'UE a besoin d'une politique de cohésion à ancrage territorial fort et qui contribue à réaliser les priorités de l'UE. Pour que son impact soit maximal, il faut se concentrer sur la fourniture de services publics de façon intégrée et se concentrer davantage sur les résultats. Quant au concept de cohésion territoriale, sa définition doit prendre une tournure plus opérationnelle. Comment pouvons-nous capitaliser des programmes comme le programme URBAN, comment renforcer la coopération entre indicateurs géographiques ?, a demandé le nouveau commissaire. « Il ne suffit pas d'avoir une politique de cohésion efficace, il faut aussi que soient mises en place des obligations de légalité et de régularité, il faut une réduction du taux d'erreur annuel, et il faut des normes concertées entre États membres pour éviter les incertitudes », a noté Pawel Samecki.

Répondant aux inquiétudes des divers orateurs, notamment sur le résultat de la crise sur l'avenir de la politique de cohésion (Jan Olbrycht, PPE, polonais), sur l'action qu'il envisage de mener pour aider les régions en difficultés, les RUP, les régions victimes de désastres (Constance Krehl, S&D, allemande) ou encore sur le contrôle des fonds, la méthode de travail qu'il va mettre en place pour une concertation la plus étendue possible entre Commission et PE (François Alfonsi, Verts/ALE, français), Pawel Samecki a déclaré « avoir des idées très claires en ce qui concerne la crise et la politique de cohésion à court terme et à l'avenir: il faut utiliser la politique de cohésion comme instrument de réaction, (…) de modernisation et orienter cette politique pour faire face à la concurrence des nouvelles économies ». La stratégie de Lisbonne reste valable: il faut poursuivre ses objectifs après 2010 et réfléchir à une nouvelle phase de cette stratégie en l'incorporant à la politique de cohésion à l'avenir. Quant aux régions les plus durement touchées, elles bénéficient du Fonds de solidarité, qui a été utilisé récemment pour L'Aquila en Italie, dévastée par des tremblements de terre. Il est aussi nécessaire de réduire la bureaucratie. À propos de la procédure d'audit, Pawel Samecki a indiqué « avoir appris, depuis son arrivée à Bruxelles, que la Cour des comptes appliquait parfois une méthodologie différente dans l'analyse de la mise en œuvre des programmes que celle appliquée par la Commission ». Et de constater que « ce serait mieux d'utiliser une même méthode ».

En ce qui concerne la participation du PE aux discussions sur la politique de la cohésion à l'avenir, Pawel Samecki s'est dit « prêt à venir faire rapport devant la commission parlementaire et à fournir aux députés les documents qui seront donnés aux États membres pour alimenter le débat ».

Pour le commissaire, il est « difficile de donner une définition de la cohésion territoriale. Mon sentiment », a-t-il déclaré, « est qu'il faudrait utiliser ce concept pour éliminer les obstacles générés par les contraintes géographiques et territoriales dues à la localisation d'un obstacle. La politique de cohésion devrait nous aider à éliminer ces contraintes ». Quant à la question des critères d'éligibilité, « il faudra voir cela à l'avenir. Les chiffres dépendent de beaucoup de choses, comme la recherche scientifique ou les négociations politiques. Et c'est à la Commission de réfléchir à la manière dont ces principes seront introduits à l'avenir », a-t-il ajouté. Quant à la question de savoir quelles leçons il avait tirées de son statut de bénéficiaire de l'aide européenne, M. Samecki (dont le curriculum vitae a impressionné les députés) a répondu que « le mécanisme de la simplification de la gestion de l'aide pourrait être moins complexe qu'une horloge suisse et donner rapidement des résultats ». Enfin, Pawel Samecki a affirmé « ne pas s'écarter de la philosophie d'origine de la politique de cohésion. Mais le monde a changé depuis le Traité de Rome. Il faut répondre à des besoins de base, développer l'Europe pour être plus compétitifs et développer l'infrastructure de base pour arriver à plus de cohésion ». (G.B.)

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