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Bulletin Quotidien Europe N° 9966
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/Écofin

Les préparatifs en vue du G20 s'accélèrent

Bruxelles, 31/08/2009 (Agence Europe) - La route de Pittsburgh passe à nouveau par Londres, avec la réunion, les 4 et 5 septembre dans la capitale britannique, des ministres des Finances et banquiers centraux du G20. Une étape que l'Union européenne souhaite préparer en réunissant, ce mercredi 2 septembre, ses ministres des Finances pour un déjeuner informel à Bruxelles. Censés contribuer à une position commune des 27, leurs travaux devraient alimenter les discussions d'un prochain Conseil européen informel envisagé mi-septembre. Le 17 septembre a été évoqué, sans que Stockholm confirme, et la date choisie devrait être connue officiellement mercredi.

Dans la matinée de mercredi, les ministres des Finances se réuniront d'abord à seize au sein de l'Eurogroupe avant de rejoindre la table des 27, à midi, pour des échanges sur trois points consacrés à: - un examen de la situation économique et financière générale en Europe ; - la préparation proprement dite de la réunion ministérielle du G20 « Finances » de Londres, en vue de laquelle il est prévu d'entériner un texte reprenant le « langage commun » de l'UE (« common EU language ») et - un état des lieux en matière de tests de résistance des banques (« stress test »). Le Comité européen des contrôleurs bancaires (CEBS selon l'acronyme anglais) fera rapport aux ministres. Alors qu'aucun résultat final n'est encore disponible, l'objectif est surtout de préciser de quelle manière communiquer publiquement sur le sujet.

Les États membres s'activent et se consultent en vue du Sommet du G20 (24-25 septembre), c'est notamment le cas des dirigeants français et allemand qui se sont rencontrés lundi à Berlin (la chancelière recevra Gordon Brown le 6 septembre). Le président Nicolas Sarkozy et Angela Merkel cherchent à formuler des propositions sur de nombreux sujets, comme les règles d'attribution des bonus aux banquiers, les relations avec les paradis fiscaux et les pays non coopératifs en matière de lutte contre le blanchiment ou l'adaptation des normes comptables et prudentielles. Des orientations qui risquent de ne pas toutes faire l'unanimité parmi l'ensemble de leurs partenaires, mais qui renforceront les attentes du public avant le G20.

Dans une tribune publiée le même jour dans le quotidien britannique The Guardian, Alistair Darling a toutefois lui aussi souligné l'importance d'agir en matière de rémunérations et de bonus. « Restaurer la confiance du public, ainsi qu'assurer la stabilité future du secteur, nous oblige à aller plus loin sur les salaires et les bonus », a convenu le chancelier de l'échiquier, qui rappelle: « Les banques doivent réaliser que le contribuable est venu à leur secours avec un but. Ce but était d'obtenir un rétablissement du crédit, pas de financer les récompenses de prises de risque excessives qui ont eu des conséquences tellement désastreuses ». Et de conclure sur une mise en garde: « Les banquiers l'ignorent à leur péril ».

M. Darling s'est aussi prononcé pour une augmentation plus importante de la contribution supplémentaire (à hauteur de 75 milliards d'euros) que les pays de l'UE s'étaient engagés à apporter au Fonds monétaire international lors du G20 en avril. Dans l'après-midi, la France et l'Allemagne ont annoncé comme lui leur souhait de voir la promesse de contribution européenne additionnelle passer à 125 milliards d'euros. La chose pourrait être approuvée dès mercredi. (A.B.)

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