Bruxelles, 24/07/2009 (Agence Europe) - La secrétaire d'État néerlandaise à la Justice, Nebahat Albayrak, et le ministre maltais de la Justice et des Affaires intérieures, Carmelo Mifsud Bonnici, ont fait cinq propositions pour sortir l'Union européenne du « statu quo » en matière d'immigration. L'Union européenne doit trouver un accord sur cinq points d'action distincts, ont précisé les deux responsables dans une tribune publiée le 17 juillet dernier dans Le Monde. Tout d'abord, « la capacité opérationnelle de l'agence Frontex, qui assure la gestion extérieure des frontières de l'UE, doit être améliorée », notamment au sud et à l'est, ont-ils souligné. Il faut ensuite « définir les responsabilités » des États membres participant aux forces navales dans des opérations menées par Frontex, à l'aide de directives « claires et contraignantes » et conformes aux obligations internationales. La création d'un mécanisme d'enquête pour étudier les incidents et pour réagir de manière adéquate doit aussi être prévue. Au niveau des frontières extérieures de l'UE, ils réclament des procédures d'asile « rapides, efficaces et fiables » afin de distinguer entre les demandes d'asile frauduleuses et les migrants ayant vraiment besoin d'une protection. « La Commission européenne doit obtenir un mandat plus étendu pour conclure des accords de réadmission avec les pays d'origine », soulignent les deux protagonistes, affirmant que la priorité doit être donnée aux accords de réadmission avec la Libye et la Turquie. Enfin, ils demandent que les pays de transit soient aidés dans leur capacité (institutionnelle) de contrôle des frontières ainsi que dans la protection des réfugiés et la lutte contre l'immigration illégale. En dépit du Pacte européen sur l'immigration et l'asile et de l'adoption future du programme de Stockholm, Mme Albayrak et M. Mifsud Bonnici jugent que la réalisation des différentes tâches à accomplir pourrait déjà être lancée au niveau bilatéral, en s'appuyant notamment sur les pays les plus expérimentés. Ils disent aussi soutenir la décision de la Commission de mettre en place un mécanisme pour la redistribution volontaire des réfugiés. « Néanmoins, un mécanisme plus contraignant ne sera possible que dans un système européen unique commun. Le statu quo actuel ne peut pas être maintenu car il attire de plus en plus de migrants illégaux et ébranle le soutien auquel ont droit les réfugiés, en quête de protection internationale dans tous nos pays », concluent-ils. (B.C.)