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Bulletin Quotidien Europe N° 9942
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/jai

Les propositions de M. Barrot sur l'immigration sont contestées

Bruxelles, 14/07/2009 (Agence Europe) - L'association France terre d'asile a vivement protesté, lundi 13 juillet, après l'annonce faite par le commissaire européen chargé de l'immigration, Jacques Barrot, de proposer la création de points d'accueil des demandeurs d'asile en Libye et en Turquie (EUROPE n° 9941). Cela permettrait, selon lui, de distinguer ces derniers des migrants économiques et leur éviterait une traversée maritime dangereuse. « Nous comprenons bien que cette proposition est tout à l'avantage de l'Union européenne dans la mesure où la Turquie et la Libye constituent les dernières étapes de la route migratoire avant l'entrée dans l'Union pour de nombreux réfugiés originaires d'Afghanistan, d'Irak ou de la Corne de l'Afrique », explique France terre d'asile dans un communiqué. Pour l'association, derrière ces motivations humanistes, on retrouve la légitimation du concept de l'externalisation du traitement des demandes d'asile qui a émergé en Europe en 2004 sous la pression britannique. « La solution proposée est inacceptable au regard de nos obligations en matière de protection internationale », ajoute l'association. Le refoulement, début mai, de plus de 500 migrants vers la Libye sans examen de leurs éventuels besoins de protection par les autorités italiennes a constitué non seulement une atteinte au droit international et européen des réfugiés mais semble avoir également ouvert une boîte de Pandore dont on ne mesure pas encore les conséquences, estime-t-elle encore. France terre d'asile demande donc à la Commission européenne de s'inspirer notamment du plan d'action en dix points du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) sur la protection des réfugiés et les mouvements migratoires mixtes. « Nous savons que les États européens ont très mal reçu les propositions d'harmonisation présentées par la Commission, les jugeant souvent irréalistes. Mais on ne résout pas une difficulté par une fuite en avant ! L'Europe des droits de l'homme se décline d'abord sur le territoire de l'Union », conclut le communiqué. (B.C.)

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