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Bulletin Quotidien Europe N° 9846
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/sri lanka

Le Conseil appelle à la fin des hostilités et exactions

Bruxelles, 23/02/2009 (Agence Europe) - Lors de leur réunion, lundi 23 février à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères des États membres de l'UE ont appelé les autorités du Sri Lanka et les rebelles des Tigres tamouls (LTTE) à cesser les hostilités et à mettre fin aux exactions contre les civils.

Selon les conclusions du Conseil, l'UE « lance un appel en faveur d'un cessez-le-feu immédiat qui prévoira un accès libre et sans restrictions, permettra d'acheminer l'aide humanitaire en toute sécurité et permettra aux populations civiles de quitter la zone de conflit ». En outre, l'UE condamne le recours à la violence par les LTTE et les intimidations qu'ils exercent pour empêcher les populations civiles de quitter la zone de conflit.

Les conclusions du Conseil demandent aux rebelles tamouls de « déposer les armes, renoncer une fois pour toutes à la violence et au terrorisme » et de mettre un terme au recrutement forcé et à l'utilisation inhumaine d'enfants soldats.

L'UE est « vivement préoccupée » par les graves violations des droits de l'Homme (disparitions forcées, assassinats extrajudiciaires, harcèlements, intimidations et attaques contre les médias et les défenseurs des droits de l'Homme) ainsi que par le climat d'impunité.

Dans sa résolution, l'UE réitère son point de vue que ce « conflit déjà ancien (...) ne saurait être résolu par des moyens militaires ». « Une défaite militaire des LTTE ne fera que souligner une nouvelle fois la nécessité de trouver une solution politique à même d'assurer une paix durable », estime l'UE, sans prévoir toutefois de moyen de pression pour contraindre les autorités du Sri Lanka et les combattants tamouls à suivre ses avis. La prise de position de l'UE est calquée sur l'appel lancé par le secrétaire général adjoint de l'ONU aux Affaires humanitaires, John Holmes, lors de sa visite à Colombo. Renvoyant les deux camps dos à dos, l'ONU et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) estiment que plus de 200 000 habitants tamouls seraient pris entre deux feux et que des centaines de personnes, dont des enfants, auraient été tuées depuis le 1er janvier. (L.C.)

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