Bruxelles, 19/11/2008 (Agence Europe) - Les ministres de la Pêche des États membres de l'Union européenne ont dégagé des pistes de travail « prioritaires » sur le développement de l'aquaculture, a annoncé Michel Barnier, mercredi 19 novembre. Ce débat se poursuivra en début d'année 2009 sous Présidence tchèque, à la lumière d'un document de la Commission européenne sur une stratégie pour développer cette activité.
Selon le ministre français de la Pêche, Michel Barnier, l'échange de vues des ministres a permis de dégager les pistes de travail suivantes: - simplification des règlements sur l'aquaculture ; - promotion, par des campagnes de communication et d'information, des produits issus de l'aquaculture ; - nécessité d'une initiative communautaire pour recenser les zones aquacoles dont les entrepreneurs ont besoin ; - mise en œuvre des mesures pour favoriser l'installation des jeunes dans ce domaine ; - trouver la meilleure couverture des risques et des aléas en tenant compte en particulier des conséquences du réchauffement climatique.
En répondant à une question de la presse, Michel Barnier a souligné que l'Europe a une « dépendance très forte » à l'égard du reste du monde s'agissant de la consommation de produits de la pêche. En France, la moitié des produits frais sont importés (ce chiffre est de 80% si on prend en compte les produits frais et transformés). Il faut donc réduire cette dépendance. En outre, le développement d'une aquaculture durable est nécessaire compte tenu de la réduction de l'effort de pêche pour protéger la ressource en poisson, a conclu le ministre français.
Joe Borg, le commissaire européen à la Pêche, a souligné que l'UE est à la pointe de la recherche en aquaculture, mais que cette production stagne depuis plusieurs années. Il faut tenter de comprendre pourquoi (contraintes économiques liées à l'alimentation des poissons, problèmes de commercialisation). Il va falloir « faire progresser cette aquaculture au moment où nous sommes dans une situation très grave en matière de ressource », a commenté le commissaire, qui a stigmatisé une situation de surpêche manifeste pour de nombreuses espèces. (L.C.)