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Bulletin Quotidien Europe N° 9744
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/groupe ppe-de

à Fiuggi, le PPE-DE s'interroge sur les « valeurs européennes » en pleine crise financière mondiale

Fiuggi, 19/09/2008 (Agence Europe) - Le PPE-DE qui réunit à Fiuggi 300 personnes, à l'occasion de l'université d'été du réseau européen des idées (European Ideas Network - EIN), a inauguré ses travaux, jeudi 18 septembre, centrés sur « le rôle des valeurs dans un monde incertain ».

Le président du groupe PPE-DE au Parlement européen, Joseph Daul, s'est dit convaincu de la nécessité d'« une affirmation sans complexe de nos idéaux et la mise en place de réformes ambitieuses ».
M. Daul est revenu sur ce qui, selon lui, constitue les « quatre piliers des valeurs européennes »: valeurs historiques, valeurs juridiques, valeurs spirituelles et héritage de la philosophie des lumières. « À quoi nous servent ces valeurs en pleine crise financière mondiale ?», a-t-il interrogé. Il a chargé les participants de l'université d'été de Fiuggi de répondre à cette question.

L'Espagnol Jaime Mayor Oreja, président de l'EIN et vice-président du PPE-DE, s'est appuyé sur les « non » aux référendums néerlandais, français et irlandais pour affirmer que « l'Europe dont les Européens ont besoin n'est pas l'UE d'aujourd'hui ». D'où la nécessité d'efforts politiques de la part des dirigeants européens. « Pour les élections européennes, nous devons choisir les meilleurs pour figurer sur nos listes », a-t-il martelé.

« Nous avons besoin de plus d'Europe ». Se référant au thème de l'université d'été, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a, pour sa part, fait un constat plutôt inquiétant de l'Europe d'aujourd'hui. « Le titre de cette année est particulièrement bien choisi », a-t-il affirmé. « Car les incertitudes sont nombreuses ». Pour M. Barroso, elles sont à la fois politiques, économiques et institutionnelles. « Les mois à venir vont être difficiles », a-t-il affirmé en faisant référence à la crise économique. « L'activité économique va diminuer significativement ». Parmi les autres « incertitudes », il a également évoqué une « situation très critique dans le Caucase », une « issue incertaine » en Iran, les guerres d'Afghanistan et d'Irak, et les élections américaines.

Il a, par ailleurs, mis en garde contre le risque d'un retour du protectionnisme, après l'échec des négociations du cycle de Doha, et a dénoncé des excès de « chauvinisme, voire de xénophobie ». Revenant sur la crise économique, il a estimé que l'Union européenne résistait mieux à cette crise qu'aux précédentes, et a salué le très beau travail de la Banque centrale européenne (BCE). « L'Europe peut aider l'économie », a-t-il affirmé. « Pour relever ces défis, la coopération entre les États membres est primordial contre les incertitudes », a-t-il affirmé, en insistant: « Nous avons besoin de plus d'Europe, et pas de moins d'Europe ».

Le président de la Commission est également revenu sur le paquet énergie-climat. « Il est très important que le Parlement européen approuve le paquet et ne le démantèle pas », a-t-il lancé à l'assistance.

Le président américain au PE. Prenant à son tour la parole, le président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering a défendu l'idée de nouvelles relations avec les États-Unis. À quelques mois des élections américaines, il a précisé qu'il avait invité les deux candidats à s'exprimer devant le Parlement européen. L'intervention du nouveau président des États-Unis pourrait avoir lieu lors de la plénière d'avril 2009, à la veille du sommet de l'OTAN qui aura lieu à Strasbourg-Kehl à cette période.

Il a également évoqué la crise géorgienne. « Une des leçons que nous devons tirer de cette crise, c'est que nous devons diversifier notre approvisionnement énergétique », a-t-il estimé, appelant la construction du pipe-line Nabucco qui devrait contourner la Russie par le Sud pour approvisionner l'UE en gaz naturel. (L.B.S.)

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