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Bulletin Quotidien Europe N° 9655
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/climat

La commission temporaire presse Washington de synchroniser sa politique nationale avec les efforts internationaux

Bruxelles, 05/05/2008 (Agence Europe) - La délégation d'eurodéputés qui s'est rendue à Washington fin avril dans l'espoir de faire progresser les négociations climatiques internationales (EUROPE n° 9651), a quitté les Etats-Unis le 30 avril avec des doutes quant à la capacité des Etats-Unis à respecter la feuille de route de Bali et à contribuer à un accord global en 2009 sur un cadre de lutte contre le réchauffement climatique. D'où les espoirs qu'elle place dans la prochaine administration américaine pour redresser la barre.

A l'issue de leur mission Outre-Atlantique, Guido Sacconi (PSE, italien), président de la commission temporaire « Changement climatique » du Parlement européen et Karl-Heinz Florenz (PPE-DE, allemand), rapporteur, ont précisé, dans une déclaration conjointe: « Nous sommes heureux de voir que le Congrès est en train de discuter d'un projet de législation sur le changement climatique et presse nos partenaires américains de persister dans leurs efforts visant à établir un système d'échange de quotas de carbone qui, dans un proche avenir, pourrait être relié au système communautaire de quotas d'émissions de gaz à effet de serre (ETS). Nous avons toutefois des raisons d'insister pour que le travail sur la politique climatique à Washignton soit synchronisé avec les efforts déployés pour parvenir à un accord au niveau international. Nous pressons les Etats-Unis de faire leur possible pour finaliser leurs travaux sur la législation climatique nationale avant le sommet de l'ONU à Copenhague en décembre 2009. Ce serait une déception majeure si les Etats-Unis ne mettaient rien sur la table de Copenhague. Les pays développés et en développement ne signeront pas d'accord ambitieux si les Etats-Unis ne sont pas à bord. Nous reconnaissons qu'il n'y a pas beaucoup de changement à attendre de la Maison Blanche actuelle. Nous attendons de la prochaine administration américaine qu'elle fasse du changement climatique une priorité et commence à élaborer la législation nationale qui s'impose, dès le premier jour. Nous prions le prochain président américain de faire tout ce qui est en son pouvoir pour surmonter chacun des obstacles nationaux qui s'opposent à un accord international à Copenhague». (A.N.)

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