Bruxelles, 11/04/2008 (Agence Europe) - La Commission européenne a donné son feu vert, jeudi 10 avril, au projet d'entreprise commune entre ArcelorMittal Steel Service Centres SAS (AMSSC) et l'entreprise suédoise BE Sverige AB. L'entreprise commune regroupera les activités «centre de service sidérurgique» des deux parties en Suède.
AMSSC - détenue par le leader mondial de la sidérurgie ArcelorMittal (Luxembourg) - est spécialisée dans la transformation et la logistique des aciers plats au carbone et est présente sur le marché suédois par l'intermédiaire de sa filiale à 100 % Arcelor SSC Sverige AB. BE Sverige AB, qui appartient à BE Group AB (une société commerciale de premier plan dans le secteur sidérurgique en Europe du Nord) gère des centres de service sidérurgique en Suède. Ces centres sont spécialisés dans la transformation et la finition des aciers destinés à la fabrication, au revêtement ou au moulage de pièces en acier.
L'entreprise commune regrouperait les activités des centres de service sidérurgique des deux parties en Suède. Ses activités auraient exclusivement trait à la distribution des aciers plats au carbone et elle serait contrôlée conjointement par AMSSC et BE Group. Sur le marché suédois des centres de distribution sidérurgiques, les parts de marché prévues de l'entreprise commune, mesurées en volume, resteraient inférieures à 15%. En outre, l'entreprise commune aurait à affronter la concurrence d'un certain nombre d'opérateurs majeurs tels que Dickson/Tibnor, Ruukki, GA Industri AB et Norsk Stal. En revanche, ArcelorMittal détient déjà des parts de marché supérieures à 25 % pour plusieurs produits qui sont utilisés par les centres de service sidérurgique. Mais, après examen, la Commission a conclu que la configuration de ces marchés ne mettrait pas ArcelorMittal en position d'empêcher d'autres centres de service sidérurgique de la région d'avoir accès aux produits concernés (produits plats au carbone laminés à chaud - à l'exclusion des tôles quarto -, produits plats au carbone laminés à froid et produits en acier galvanisé). La création de la nouvelle entreprise est donc autorisée sans conditions par la Commission, qui n'y voit pas de risque d'entrave à la concurrence dans l'Espace économique européen. (C.D.)