Bruxelles, 12/03/2008 (Agence Europe) - A trois mois de l'échéance du 13 juillet fixée par le président de la République française pour son Sommet euro-méditerranéen, il devenait de plus en plus urgent de lancer les préparatifs de l'Union pour la Méditerranée. Après le compromis trouvé avec l'Allemagne le 3 mars à Hanovre, une note résumant les grandes lignes du projet vient d'être transmise aux délégations et le président Nicolas Sarkozy devrait, ce jeudi soir lors du dîner des chefs d'Etat et de gouvernement, en accord avec la chancelière Angela Merkel, présenter un projet qui doit encore être affiné dans les semaines à venir.
L'idée qui sous-tend l'Union pour la Méditerranée (UPM) est de « faire plus pour la Méditerranée » en s'appuyant sur « une mobilisation plus forte qui ne peut venir que des pays riverains », plaide un diplomate français. L'UPM devrait se développer à partir du projet Euromed en y ajoutant « un élément de gouvernance supplémentaire ». En l'état, le projet prévoit essentiellement la mise en place d'un secrétariat d'une vingtaine de personnes qui serait placé sous l'autorité d'une coprésidence de nature paritaire (un Etat de la rive nord et un Etat de la rive sud). L'UPM serait lancée sur la base de « trois ou quatre projets de coopération concrets, emblématiques, mobilisateurs, impliquant suffisamment de partenaires », selon ce diplomate qui précise qu'il n'est « pas prévu à ce stade de créer de nouvelles structures financières, ni de nouvelles ressources ».
Le projet devrait être présenté au Comité des représentants permanents (Coreper) d'ici la fin du mois et discuté lors de la prochaine réunion Euromed, les 8 et 9 avril. (O.J.)