Bruxelles, 29/02/2008 (Agence Europe) - Les ministres achèveront, mardi 4 mars, la préparation du Conseil européen pour les matières économiques et financières en examinant, d'une part, le volet des lignes directrices intégrées consacrées aux Grandes orientations de politiques économiques (GOPE) et, d'autre part, les recommandations spécifiques par pays. Avec les lignes directrices pour l'emploi, les GOPE forment les lignes directrices intégrées. En lançant le second cycle de trois ans de la stratégie de Lisbonne révisée (2008-2010), le Conseil européen confirmera que les lignes directrices actuelles restent valides et seront donc renouvelées pour la période à venir. Les 13 et 14 mars prochains, les chefs d'Etat ou de gouvernement entérineront aussi les recommandations spécifiques par pays présentées par la Commission dans son rapport stratégique publié en décembre (EUROPE n° 9562). Considérant qu'il faut du temps pour mettre en œuvre les réformes structurelles, le Conseil Ecofin préconisera de maintenir largement inchangées ces recommandations et de simplement les ajuster en fonction des progrès effectués depuis leur adoption au printemps 2007.
Préparé par le Comité économique et financier et le Comité de politique économique, le texte sur les GOPE passe en revue les 6 lignes directrices en matière macroéconomique et les 10 autres pour les questions microéconomiques. Il refait ainsi le point sur la situation économique et les réformes en Europe. Alors que le pic de croissance passé est largement imputable aux conditions cycliques, il y a aussi des preuves d'un succès des réformes effectuées dans les Etats membres (notamment sur le marché du travail). Favorables depuis 2005, les conditions économiques sont, ces derniers mois, caractérisées par des risques plus importants et les perspectives pour 2008-2009 montrent une décélération de la croissance. Les progrès accomplis au cours du premier cycle de la stratégie de Lisbonne révisée (2005-2008) ont contribué à renforcer le potentiel de croissance des économies des Etats membres et à les rendre plus résistantes aux chocs externes. Les lignes directrices intégrées élaborées à l'époque ont rempli leur rôle. Elles ne nécessitent pas de modifications mais l'accent doit être mis sur leur mise en œuvre. « L'objectif de faire de l'UE une société basée sur la connaissance dynamique et compétitive reste essentiel », poursuit le texte. « Le défi politique consiste à éviter la complaisance et continuer à s'attaquer aux faiblesses structurelles qui freinent l'offre de travail et la création d'emplois, l'activité d'innovation, les progrès technologiques, et qui limitent les capacités de l'UE à répondre aux chocs internationaux ». (A.B.)