Bruxelles, 21/08/2007 (Agence Europe) - La Commission européenne a confirmé, le 21 août, avoir reçu des autorités polonaises une réponse à son rappel à l'ordre concernant le chantier naval de Gdansk (EUROPE n° 9410). Une porte-parole s'exprimant au nom de la Commissaire à la concurrence Neelie Kroes n'a toutefois pas encore été en mesure de donner des détails sur le contenu précis de la réponse de Varsovie.
C'est au niveau du nombre de cales opérationnelles du chantier que le bât blesse. Sur les trois bassins existants, Varsovie voudrait n'en fermer qu'un dans le but de préserver la valeur du site en vue de sa privatisation imminente. Mais la Commission exige la fermeture de deux cales pour n'en laisser qu'une en activité. La proposition polonaise représenterait, selon elle, étant donné les améliorations techniques prévues, une augmentation de capacité finale incompatible avec la réglementation communautaire sur les aides d'État. Interrogée par la presse sur ce point précis, la porte-parole de la Commission n'a pas donné de précisions sur le contenu de la communication polonaise, dont les 180 pages sont actuellement en cours d'examen par les fonctionnaires de la DG concurrence. Mais elle a souligné la bonne volonté de la Commission dans ce cas: « Nous sommes conscients de la valeur historique du site de Gdansk », a-t-elle dit, « et il ne faut pas oublier que pour le processus de restructuration, que nous reconnaissons toujours être douloureux, il y a des fonds structurels et autres disponibles à la Commission pour soutenir cette transition ». L'objectif de la Commission étant d'assurer « la viabilité à long terme de l'entreprise, mais avec le minimum d'impact négatif sur les autres sociétés dans le secteur ». (cd)