Bruxelles, 21/08/2007 (Agence Europe) - Dans un communiqué publié le 20 août, le Commissaire européen au Commerce a clairement manifesté son indignation face aux accusations de protectionnisme proférées par un responsable chinois à l'encontre de l'UE après le rappel massif de jouets potentiellement toxiques fabriqués en Chine. « L'accusation selon laquelle les mesures prises par les compagnies européennes à l'encontre de produits toxiques chinois ont des motivations politiques et dénotent une discrimination à l'encontre de la Chine est totalement fausse », écrit Peter Mandelson. « En tant que Commissaire au Commerce, je n'accepterai pas des allégations selon lesquelles la toxicité est utilisée comme un prétexte pour faire du protectionnisme », fait-il valoir, précisant que « ce n'est pas une question de commerce, mais de santé des Européens », en particulier des enfants. M. Mandelson a également averti que « si certains en Chine veulent créer un prétexte pour une mesure de rétorsion, l'UE protestera énergiquement. » Cette réaction virulente fait suite aux commentaires de Li Chang Jiang, directeur de l'administration chinoise des contrôles de qualité et d'inspection des produits.
Jeudi dernier, la Commission européenne avait lancé un appel à la vigilance aux fabricants de jouets et aux organismes de contrôle de leur sécurité, après le rappel massif de jouets fabriqués en Chine par la société américaine Mattel Inc, compte tenu du risque qu'ils présentaient pour les enfants. La Commission avait été informée le 14 août par le groupe Mattel de nouveaux rappels de produits (un premier rappel ayant déjà eu lieu antérieurement). Elle avait par ailleurs reçu, dès le 3 août, une notification des autorités britanniques l'informant du rappel volontaire envisagé par Mattel via le système Rapex, le dispositif d'alerte rapide de l'UE qui permet aux autorités nationales compétentes de signaler à la Commission les produits dangereux. (ol)