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Bulletin Quotidien Europe N° 9483
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/fievre aphteuse

La possibilité de réduire la zone a haut risque au Royaume-Uni pourrait être évoquée ce jeudi

Bruxelles, 20/08/2007 (Agence Europe) - Depuis l'apparition récente de foyers de fièvre aphteuse au Royaume-Uni, la Commission a pris diverses initiatives afin d'aider Londres à cantonner l'épidémie et à améliorer les méthodes d'alerte et de contrôle en Europe.

Après la confirmation, le 3 août, de la présence de fièvre aphteuse dans un élevage de bœufs près de Guildford, dans la région du Surrey, le Royaume-Uni avait proposé volontairement l'adoption de toutes les mesures prévues par la législation communautaire concernant la fièvre aphteuse (abattage systématique des animaux dans l'exploitation contaminée, zones de protection et de surveillance autour des installations).

D'autres infections ayant été constatées dans le Surrey et la région du Kent, le comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale a voté, le 8 août, à l'unanimité, en faveur d'une décision confirmant le statut de « zone à haut risque » pour la totalité de la Grande-Bretagne.

Depuis le 7 août, aucun nouveau foyer n'a été détecté. « Parmi les 70 alertes que nous avons reçues, aucun cas ne s'est avéré positif », explique une porte-parole du département britannique de l'environnement, de l'alimentation et des affaires rurales (DEFRA). Fortes de ce résultat, les autorités britanniques sont optimistes quant à la levée des restrictions de mouvements de bétail lors de la réunion avec le comité européen prévue pour ce jeudi. Le porte-parole de la DG Sanco, Philip Tod, précise toutefois qu'il n'est pas question de lever les zones de protection. « Les zones de protection et de surveillance doivent rester en place pendant 15 et 30 jours », selon M. Tod. Il envisage toutefois la possibilité que le Comité discute de l'éventuelle réduction de la « zone à haut risque », qui couvre à présent tout le pays à part l'Irlande du Nord, pour que certaines régions puissent devenir « zones à faible risque », et donc exporter à nouveau leur viande et produits laitiers. L'exportation de bétail vivant ou sa circulation entre les zones resteraient toutefois interdites.

Une analyse génétique effectuée par DEFRA a démontré que cette variante de la maladie provient d'un laboratoire se situant à quelques kilomètres d'un des foyers d'infection confirmés, où la société Merial Animal Health (détenue par l'américain Merck & Co. et Sanofi-Aventis SA de France) menait des recherches en vue de mettre au point un vaccin contre la fièvre aphteuse. Le laboratoire a été mis sous scellés en attendant une enquête.

L'épizootie récente a aussi permis au nouveau système de surveillance Internet MediSys de faire ses preuves. Mis au point par la Commission, ce logiciel recueille et trie des informations parvenues de plus d'un millier de sites Internet d'actualité et de santé publique dans l'Union. Une analyse quantitative permet de détecter tout scénario atypique ou important, qui est donc notifié aux décideurs concernés ; dans le cas de la fièvre aphteuse, une augmentation soudaine des évocations de la maladie a été détectée dans la presse britannique, et a alerté automatiquement, par courrier électronique et par SMS, les responsables en matière de santé publique de toute l'Europe (http: //medusa.jrc.it ). (cd)