Bruxelles, 04/01/2007 (Agence Europe) - Lors d'une conférence organisée du 2 au 4 janvier 2007 à Oxford, au Royaume-Uni, le ministre britannique de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales, David Miliband, a réitéré son appel en faveur de la suppression, d'ici à 2020, de toutes les subventions agricoles. Une déclaration qui a aussitôt été saluée par Syed Kamall, conservateur britannique au Parlement européen.
Dans un communiqué de presse publié mercredi 3 janvier, M. Kamall estime que l'élimination de ces aides (subventions et droits de douane) pourrait même intervenir plus tôt, « si les dirigeants du monde prenaient plus au sérieux l'urgence de réduire la pauvreté dans les pays sous-développés ». Le parlementaire invite le gouvernement britannique à organiser un sommet pour créer un groupe de travail paneuropéen chargé de mettre en œuvre cet objectif. M. Kamall estime, par ailleurs, que tous les pays de l'UE devraient s'engager à réformer en profondeur la Politique agricole commune (PAC). Le projet actuel de modulation volontaire (réduction jusqu'à 20% des aides agricoles pour renforcer les crédits du développement rural) risque d'être utilisé par les agriculteurs britanniques, alors que ceux d'autres pays continueraient à recevoir la totalité des subventions des aides directes et au marché, analyse M. Kamall. Selon le conservateur britannique, l'élimination par l'UE des subventions et des restrictions tarifaires à l'importation de produits agricoles apporterait des avantages indéniables pour les pays en développement (qui pourraient lancer leurs produits sur de nouveaux marchés) et les négociations de l'OMC. Selon M. Kamall, l'UE doit profiter du bilan de santé de la PAC, prévu en 2008, pour la réformer de manière radicale. « Il existe des arguments éthiques et pratiques en faveur de l'abolition de l'ensemble des subventions agricoles. De tels niveaux de soutien sont injustifiés au 21ème siècle, surtout lorsqu'on essaye d'encourager les agriculteurs des pays les plus pauvres à produire davantage pour leurs besoins ou pour les marchés à l'exportation », déclare M. Kamall. (lc)