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Bulletin Quotidien Europe N° 9175
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/societe de l'information

L'association du numéro d'urgence européen déplore un manque d'information des citoyens

Bruxelles, 19/04/2006 (Agence Europe) - Selon l'EENA (European Emergency Number Association), l'Association du numéro d'urgence européen, la plupart des citoyens européens ne sont pas correctement informés sur l'existence et l'utilisation du numéro d'urgence unique européen 112, et les procédures d'infraction adressées récemment par la Commission européenne à onze Etats membres n'abordent pas cette problématique. La Commission a adressé le 6 avril une mise en demeure à plusieurs Etats membres au motif que les services de secours dans ces pays ne disposent pas d'informations permettant de localiser les appelants (voir EUROPE n° 9169). La localisation de l'appelant est nécessaire pour rendre le 112 fonctionnel, insiste l'EENA, pour qui la Commission, en jugeant que les Etats membres ont rempli leur obligation d'information par le simple fait de mentionner le 112 dans les premières pages de leurs annuaires téléphoniques, interprète mal la directive de service universel (2002/22, article 26), qui stipule que les citoyens doivent être informés de manière adéquate sur l'existence et l'utilisation du 112. En outre, selon l'EENA, la Commission se met en porte-à-faux avec les dispositions d'une recommandation de juillet 2003 selon laquelle (« les citoyens devront être informés que le 112 les relie aux services d'urgence sur tout le territoire de l'Union et que leur localisation leur sera transmise. Ils devront également être informés sur l'identité des services qui recevront les données de localisation et de tous les détails garantissant un traitement équitable de leurs données personnelles ». Confier la mise en œuvre de la localisation des appels à des organismes gouvernementaux et à des opérateurs de téléphonie mobile risque de mener à des abus, poursuit l'EENA. « Mettre en oeuvre la localisation à tout prix, sans en informer les citoyens et, surtout, sans imposer des critères de qualité et les filtres nécessaires pour le service fourni, signifie plus que probablement servir d'autres intérêts que ceux du citoyen », notamment ceux des opérateurs de téléphonie mobile, des constructeurs automobiles (avec le système eCall) et « ceux qui voudraient vous localiser pour le meilleur ou pour le pire », s'inquiète l'EENA. Et elle conclut: « Si la Commission souhaitait se rapprocher des citoyens, être derrière leur dos, c'est sans doute un peu trop près… ».

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