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Bulletin Quotidien Europe N° 9154
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/cese/sommet de printemps

José Manuel Barroso: « Face à la Chine et à l'Inde, l'UE ne peut rien avec 25 mini marchés de l'énergie, des services, etc. »

Bruxelles, 17/03/2006 (Agence Europe) - S'exprimant le 16 mars devant l'assemblée plénière du Comité économique et social européen (CESE), le Président de la Commission José Manuel Barroso s'est félicité de la reconduction du nouveau protocole de coopération entre les deux institutions , «car il donne un tour plus politique à nos relations ». Le Comité peut désormais intervenir « à un stade de plus en plus précoce de la préparation des décisions, c'est-à-dire au stade où les opinions du CESE peuvent avoir une incidence notable sur l'orientation politique sur la législation ». Pour renforcer « l'information mutuelle, le dialogue constructif et le débat démocratique entre les deux institutions », les Commissaires ont engagé des « relations directes » avec le Comité, a rappelé M. Barroso en ajoutant qu'il avait eu un excellent écho des travaux de la conférence de Budapest des 9 et 10 mars (voir EUROPE n°9150) par le Commissaire Laszlo Kovacs, qui y avait participé.

Après avoir fait le tour des dossiers d'actualité qui se trouveront entre autres sur la table du Sommet européen de la semaine prochaine, M. Barroso a insisté sur le fait qu' « en adoptant la version renouvelée de la stratégie de Lisbonne, nous avons totalement repensé notre façon de conduire la politique économique en Europe ». C'est la toute première fois dans l'histoire économique que 25 pays acceptent ensemble de mener des réformes dont les institutions européennes assurent le suivi ! », a ajouté le Président.

Répondant ensuite aux diverses inquiétudes des conseillers économiques et sociaux, M. Barroso a tenu à préciser de manière générale que « la Commission va appliquer avec détermination les règles de la concurrence et du marché intérieur. Il faut respecter le droit communautaire. La Commission est une institution indépendante et parfois cela fait partie de notre responsabilité de prendre des décisions qui ne font pas plaisir aux Etats membres ».

M. Barroso a ensuite répondu à des questions sur: (1) « Patriotisme économique » (Giacomo Regaldo, président du groupe des employeurs, Italie; Mario Sepi, président du groupe des travailleurs, Italie ; Stéphane Buffetaut, groupe des employeurs, France): « Le patriotisme est une très belle idée mais appliquée à l'économie, elle ne donnera rien ! Face à l'Inde et à la Chine, on ne peut rien avec 25 mini marchés de l'énergie, des services etc.. Il faut tirer avantage du marché intérieur et la Commission va suivre cette ligne rigoureuse en appliquant le droit communautaire (…) pour défendre le marché intérieur et ses quatre libertés », a dit M. Barroso. (2) Directive « Services » (Rodrigues Garcia-Caro, groupe des employeurs, Espagne): la Commission soutient le compromis atteint au PE, qui est « un bon compromis ». « A mes amis et partenaires des nouveaux Etats membres, je dis: comparez le compromis du PE avec la situation actuelle et pas avec une directive idéale car vous ne l'aurez pas ! L'Europe, c'est le compromis, c'est le give and take ». Le compromis du PE sera la base de la proposition modifiée que la Commission présentera en avril. Le secteur de la santé est exclu de la directive, mais la Commission pense qu'il mérite une communication spéciale, a affirmé le Président. (3) Politique sociale (Mario Sepi): « Les questions sociales relèvent de la compétence nationale. En Europe, ce qu'on peut faire est toujours complémentaire, subsidiaire au national. La Commission ne remplace pas les Etats membres. La responsabilité sociale doit rester au niveau national, car c'est le niveau le plus proche des citoyens ».
(4) Communication européenne (Rodrigues Garcia-Caro, groupe des employeurs, Espagne; Ribbe Lutz, groupe des activités diverses, Allemagne): « Même avec le meilleur système de marketing au monde, on n'arrivera pas à communiquer l'Europe sans l'aide des dirigeants européens mais aussi des responsables régionaux, des partenaires sociaux et vous-mêmes. Mon message est un message de responsabilité ». (5) Energie (Gintaras Morkis, groupe des employeurs, Lituanie): « Les questions énergétiques sont des questions stratégiques d'intérêt européen. Il faut expliquer aux citoyens qu'on ne peut pas avoir une Europe divisée en 25 marchés de l'énergie ! C'est une bataille politique, voire culturelle, dans son sens le plus large. Il faut dépasser l'esprit de clocher. Dans le cadre de la mondialisation, nous avons besoin d'une stratégie européenne qui dépasse les stratégies nationales ! ».

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