Strasbourg, 17/03/2006 (Agence Europe) - En adoptant le rapport du démocrate-chrétien grec Antonios Trakatellis, le Parlement européen a bouclé cette semaine la première lecture en codécision du projet de programme communautaire d'action en matière de santé publique. Le Parlement, qui n'est pas d'accord avec la proposition de la Commission européenne visant à fusionner les programmes d'action en matière de santé et de protection des consommateurs durant la période 2007-2013, a scindé en deux le projet de la Commission. Il entend consacrer 1,5 milliard d'euros à la santé, alors que la Commission ne prévoyait que 1203 millions pour le programme conjoint santé et protection des consommateurs, dont 969 millions pour la santé. En s'appuyant sur les synergies entre les deux matières, la protection des consommateurs ayant notamment un lien avec certains déterminants de santé, la Commission qui a déjà regroupé la santé et la protection des consommateurs au sein de la même direction générale espérait des gains d'efficacité. Pour le Parlement, il s'agit de deux matières distinctes relevant de deux bases juridiques différentes.
Au-delà de ces deux aspects techniques et juridiques, le Parlement, qui a largement suivi son rapporteur, insiste sur la nécessité de promouvoir, au travers de ce programme, les modes de vie sain et de combattre les inégalités en matière de santé, y compris celles que subissent les citoyens des nouveaux Etats membres. Le programme devrait aussi contribuer à une meilleure transparence des systèmes de santé, à faciliter la mobilité des patients, à améliorer la coopération transfrontalière. Le Parlement souhaite une meilleure prise en compte des maladies rares, de la prévention des risques, etc. En adoptant un amendement du conservateur britannique John Bowis au nom du groupe PPE-DE, le Parlement demande également que « la médecine complémentaire et alternative » soit incluse dans les actions soutenues par le programme.