Strasbourg, 17/03/2006 (Agence Europe) - « Ce n'est pas une fusion c'est une prise d'otage étatique », a déclaré Françoise Grossetête (PPE-DE/France) à propos du projet franco-français de rapprochement entre Gaz de France et Suez. Dans un communiqué, la vice Présidente du groupe PPE-DE regrette que « la France semble atteinte par la grippe protectionniste » et dénonce l'appréciation à géométrie variable par les autorités françaises des fusions d'entreprises: « Quand Saint-Gobain s'empare du britannique BPB ou Arcelor du canadien Dofasco, tout le monde crie victoire, mais dès que les vents du marché sont moins favorables, alors là personne n'est d'accord et l'Etat brandit son carton rouge: expulsion des capitaux étrangers et ouverture des caisses, pourtant vides, de l'Etat », explique Mme Grossetête. Initié alors que l'italien Enel envisageait de se porter acquéreur du groupe privé Suez, le projet soutenu par le gouvernement français fait bondir la parlementaire qui estime que « la France ne vit pas en autarcie » et qu'« à l'intérieur de l'Europe, nous ne pouvons pas refermer les frontières économiques ». Et de souligner: « Il appartient à l'Etat de construire un environnement fiscal, social et règlementaire compétitif, pas de diriger un conseil d'administration ».