Bruxelles, 13/03/2006 (Agence Europe) - A quelques jours de l'élection présidentielle du 19 mars au Bélarus, l'Union européenne s'est déclarée, jeudi 9 mars, « très préoccupée » par les violations des droits des candidats et la « détérioration constante » des droits de l'Homme. « L'Union européenne est consternée par les informations faisant état de graves violations des droits des candidats dans le cadre de la campagne présidentielle et par des mesures d'intimidation, l'arrestation et les violences dont un candidat en particulier a fait l'objet le 2 mars », peut-on lire dans la déclaration faite par la Présidence autrichienne qui poursuit: « L'Union européenne condamne fermement ces agissements et demande une nouvelle fois aux autorités biélorusses de respecter les normes internationales et l'engagement pris, dans le cadre de l'OSCE et des Nations unies, de garantir l'égalité des droits de tous les candidats à faire la campagne ».
A la suite de l'arrestation et du procès de Vintsouk Viatchorka, dirigeant du Front populaire national du Bélarus et conseiller du candidat à la présidence Alexandre Milinkevitch, la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner et le président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe René van der Linden ont aussi condamné, le 9 mars, les manœuvres du régime de Loukachenko qui visent à instaurer avant l'élection un climat d'intimidation à l'égard de l'opposition. « Ces dernières semaines ont été caractérisées par des épisodes continus de harcèlement et d'injustice contre l'opposition, de l'arrestation et du jugement de jeunes militants au passage à tabac du candidat à la présidence Alexandre Kozouline. L'arrestation et le procès de Vintsouk Viatchorka (qui vient d'être condamné à quinze jours d'emprisonnement: NDLR) est une nouvelle preuve du refus du régime de Loukachenko d'assurer les conditions fondamentales d'élections libres et démocratiques, malgré la présence d'observateurs internationaux indépendants, et de son non-respect des droits de l'homme et de l'Etat de droit », affirme le président de l'Assemblée parlementaire.
L'attitude de « la dernière dictature en Europe » et son durcissement à la veille du scrutin présidentiel ont aussi été dénoncés à Washington le 9 mars par le secrétaire d'Etat adjoint aux Affaires européennes et eurasiatiques, Daniel Fried.