Bruxelles, 06/03/2006 (Agence Europe) - Les autorités françaises ont pris, lundi 6 mars, diverses mesures complémentaires à la suite de la confirmation de la présence du virus H5N1 sur un cygne trouvé mort le 25 février dernier entre l'étang de Berre et la Camargue dans le département des Bouches-du-Rhône (sud-est). Des mesures de précaution (mise en place d'une zone de protection et d'une zone de surveillance) ont aussi été prises dimanche 5 mars par les autorités polonaises à la suite de la découverte d'un cygne mort présentant une infection correspondant au sous-type H5 de la grippe aviaire dans la ville de Torun au nord-ouest de Varsovie. Des échantillons ont été envoyés pour analyse complémentaire au laboratoire communautaire de référence de Weybridge au Royaume-Uni. Ce laboratoire a confirmé que deux canards sauvages trouvés morts en Suède étaient bien infectés par le virus H5N1 de la grippe aviaire.
Selon Hans Seitinger, le responsable des services vétérinaires de la province de Styrie dans le sud de l'Autriche, deux ou trois chats qui sont tous encore en vie ont été testés positifs au virus H5N1. En réalité il s'agit de quatre chats recueillis dans un refuge de Graz où un employé avait il y a une quinzaine de jours au moins ramené un oiseau malade qui avait contaminé différents animaux (cette histoire avait été rapportée par la ministre autrichienne de la Santé lors de la conférence de presse à l'issue des travaux des ministres le 24 février à Vienne). Les autorités autrichiennes ont informé la Commission que les chats concernés ont été placés en quarantaine.
Par ailleurs, une trentaine d'experts de l'OMS ont entamé, lundi à Genève, une réunion de trois jours durant laquelle ils doivent préparer les mesures (contrôle des voyageurs, quarantaine, etc.) qui devraient être appliquées au niveau international en cas d'apparition d'une grippe pandémique. Il s'agit principalement d'experts des centres de contrôle des maladies d'Atlanta aux Etats-Unis et de Stockholm en Europe.