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Bulletin Quotidien Europe N° 9119
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/emploi/presidence autrichienne

Aménagement du temps de travail, portabilité des pensions complémentaires, directive services au centre des travaux de la Présidence, indique Martin Bartenstein

Bruxelles, 27/01/2006 (Agence Europe) - Avocat de la compétitivité qui crée la croissance qui crée elle-même l'emploi, le ministre autrichien de l'Economie et du Travail Martin Bartenstein a présenté le 25 janvier à Bruxelles à la commission de l'Emploi et des Affaires sociales du PE les priorités de la Présidence autrichienne dans le domaine de l'emploi.

Priorité des priorités: l'emploi. Pour faire baisser le nombre de 18, 4 millions de chômeurs dans l'UE, il n'y a pas de miracle, il faut qu'il y ait de la croissance possible seulement si l'UE est compétitive. En appliquant la flexicurité, un concept qui était au centre de la réunion informelle de Villach (EUROPE n° 9115), on peut espérer diminuer le nombre de chômeurs d'ici fin 2006. La Présidence insiste aussi sur une plus grande implication des partenaires sociaux européens et le ministre a annoncé la tenue d'une réunion de la Troïka sociale, avec les partenaires sociaux européens le 9 mars, à Bruxelles, pour préparer le Conseil Emploi/Affaires sociales du 10 mars. Ce Conseil aura à son ordre du jour: 1) l'aménagement du temps de travail. « Nous allons poursuivre le processus entamé sous Présidence britannique et essayer de trouver un compromis sur les questions en suspens, à savoir l'opt out et la définition du temps de garde des médecins. Nous tentons d'être des médiateurs », a annoncé M. Bartenstein. « Il est important de parvenir à un consensus au sein du Conseil », a insisté Martin Bartenstein en se référant aux propos tenus par le « grand syndicaliste britannique et Secrétaire général de la CES John Monks » à Villach (EUROPE n° 9114) ; 2) la portabilité des pensions complémentaires. Ce principe devrait permettre aux entreprises et aux travailleurs de « bouger » en gardant les droits acquis en matière de pension ; 3) la directive services. Après la première lecture du Parlement européen sur le rapport Gebhardt, les 14 et 15 février, la Commission présentera une nouvelle proposition, a rappelé M. Bartenstein, qui estime que cette proposition pourra être discutée au Conseil Compétitivité du 13 mars. « Il faut une directive sur les services, et il est essentiel que tout le monde, surtout les partenaires sociaux, apportent leur contribution », a-t-il estimé.

Répondant notamment au travailliste britannique Stephen Hughes qui s'inquiétait du dossier « travail temporaire », Martin Bartenstein a souligné que ce type de travail représente une part importante et en évolution constante du marché du travail actuel, les entreprises ayant de plus en plus tendance à recourir à ce type de contrats. « Ce qui est important ici, c'est que les travailleurs doivent pouvoir bénéficier d'une certaine sécurité », a commenté le Président du Conseil. A la verte allemande Elisabeth Schroedter qui demandait à la Présidence quelles initiatives elle allait prendre en matière de législation du travail dans le cadre du « mieux réglementer », M.Bartenstein a dit qu'il s'agissait de « travailler mieux, pas moins ». Jan Tadeusz Masiel (non inscrit, polonais) a souhaité pour sa part que les marchés du travail de l'UE15 soient ouverts le plus rapidement possible aux dix nouveaux Etats membres, en assurant que « cela n'entraînerait pas une hausse du chômage dans l'UE ». « C'est une question critique », a admis M. Bartenstein, en soulignant que l'accès aux marchés du travail n'est pas facile.

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