Bruxelles, 30/08/2005 (Agence Europe) - L'industrie des télécommunications a renoué avec la rentabilité, mais l'évolution des technologies Internet remet en question le rôle et le modèle traditionnel des acteurs du secteur, appelant à une révision de la législation existante. Telle est la conclusion de l'étude « Perspectives des communications » (édition 2005) récemment publiée par l'OCDE (Organisation pour le développement et la coopération économiques). La téléphonie par Internet ou « VoIP » (Voice over Internet Protocol) contraint les opérateurs traditionnels de téléphonie fixe (particulièrement pour la téléphonie internationale) à revoir leur stratégie sous peine de connaître de sévères déficits, les consommateurs faisant appel de plus en plus à cette technologie plus économique (une comparaison du coût des communications passées par l'intermédiaire du fournisseur de VoIP Skype et par les opérateurs traditionnels de téléphonie fixe fait apparaître une économie de 80% au profit de Skype). Une situation qui commence à affecter aussi les opérateurs de téléphonie mobile. Le rapport suggère aux opérateurs traditionnels, pour préserver leurs recettes, d'élargir leur offre en créant, par exemple, des points d'accès « hot spots » Wi-fi (réseaux sans fil) dans les villes afin de concurrencer de manière plus incisive les opérateurs de téléphonie mobile. De leur côté, ces derniers pourraient accroître leurs bénéfices en modifiant leurs grilles de facturation pour fidéliser davantage leur clientèle. Parmi les autres évolutions, l'OCDE note encore que: 1) les opérateurs de services tendent à offrir de plus en plus de formules uniques comprenant à la fois de la vidéo, de la téléphonie et du transfert de données ; 2) la vidéo téléchargée sur Internet devrait continuer à se développer au détriment de la télévision diffusée sur les ondes ; 3) la concurrence accrue des nouvelles plates-formes (notamment l'Internet haut débit) avec les acteurs traditionnels de la télévision et des télécommunications pourrait appeler une remise à plat des cadres réglementaires actuels.