Bruxelles, 30/06/2005 (Agence Europe) - Prévue avant la victoire de Mahmoud Ahmadinejad à l'élection présidentielle iranienne, la journée d'étude organisée par le groupe des Verts/ALE au Parlement européen sur la situation en Iran après les élections a été pour certains intervenants l'occasion de réclamer de la part de l'UE un certain nombre d'actions concrètes. Soulignant avec force que l'opposition iranienne « ne réclame ni des armes, ni de l'argent, mais une reconnaissance intellectuelle et politique », Karim Lahidji, vice-président de la Fédération internationale des droits de l'homme, en exil en France depuis plus de 20 ans, a commenté la dernière prise de position du Haut représentant pour la PESC Javier Solana, qui appelait à « voir comment les paroles (de Ahmadinejad) vont se traduire en actes ». Pour M. Lahidji, le dialogue entre l'UE et le nouveau président iranien doit porter sur « des objectifs précis: rendre leur liberté aux prisonniers d'opinion et mettre fin aux atteintes à la liberté de la presse ». En écho, Angelika Beer (verte allemande) a affirmé qu'il est « impossible de négocier sur les droits de l'homme », dont le respect est un préalable à tout dialogue sur les questions nucléaires.